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Reconnaissance de la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle


Comme cela avait été annoncé lors du salon de l'agriculture, les tableaux des maladies professionnelles en agriculture ont été révisés par un décret publié dimanche 6 mai au Journal Officiel. Un nouveau tableau (n°58), annexé au livre VII du code rural et de la pêche maritime, fait ainsi son apparition et reconnaît « la maladie de Parkinson provoquée par les pesticides » comme maladie professionnelle. Le décret désigne par le terme de pesticides l’ensemble des « produits à usages agricoles et produits destinés à l'entretien des espaces verts (produits phytosanitaires ou produits phytopharmaceutiques) » ainsi que les biocides et les antiparasitaires vétérinaires.
Dans la liste indicative des travaux susceptibles de provoquer la maladie de Parkinson figurent la manipulation des pesticides par contact ou par inhalation, le contact avec les cultures, les surfaces et les animaux traités par ces produits ou encore l'entretien des machines servant à diffuser ces produits.
Dans un communiqué publié lundi, l'association des accidentés de la vie (Fnath) a salué cette décision du gouvernement qui répond, là, à l’une de ses principales revendications. On se souvient que la Fnath avait obtenu un premier succès en 2009, avec une décision de justice reconnaissant un lien entre l'exposition professionnelle à des pesticides et la maladie de Parkinson. « Avec la création de ce tableau de maladies professionnelles, la reconnaissance de l'origine professionnelle de la maladie de Parkinson sera plus facile » s’est félicitée l’association.
Le décret précise que le diagnostic de la maladie doit être « confirmé par un examen effectué par un médecin spécialiste qualifié en neurologie ». Le délai de prise en charge est d'un an, « sous réserve d'une durée d'exposition de 10 ans ».
Le décret introduit également d’autres modifications. Le tableau n°28 tient désormais compte des évolutions médicales des affections provoquées par l'aldéhyde formique et ses polymères, le terme d' « ulcérations cutanées » étant remplacé par celui de « dermatites irritatives »." Parmi les affections cancéreuses provoquées ces substances toxiques vient s’ajouter à présent le « carcinome du nasopharynx ».


AC

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