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Maladie, symptômes

   http://www.franceparkinson.fr/telechargement/83-FP48pages.pdf

Symptômes de la maladie de Parkinson

 

On dit de la maladie de Parkinson qu’il s’agit d’un trouble progressif, c’est à dire d’une affection dont les symptômes s’aggravent graduellement avec le temps (sur plusieurs années en fait). En règle générale, le symptômes apparaissent lentement et, si les principaux concernent le mouvement (on les appelle symptômes moteurs), on pense que les tout premiers signes de la maladie ne sont peut-être pas nécessairement reliés à la motricité (on parle en ce cas de symptômes prémoteurs). Il peut s’agir par exemple d’une diminution de l’odorat, de constipation, de dépression ou de troubles du sommeil. Des recherches tentent actuellement d’établir si la détection de ces symptômes peut aider à poser un diagnostic précoce de la maladie de Parkinson.
Il est important de se souvenir que ces symptômes ne sont pas tous présents chez tous les malades et que la progression de la maladie de Parkinson (c. à d. la vitesse avec laquelle elle évolue) peut varier considérablement d’une personne à l’autre. La variabilité de ces facteurs peut donc faire en sorte que la maladie soit difficile à reconnaître chez certains patients.
Plusieurs symptômes de la maladie de Parkinson sont aggravés par le stress et les situations anxiogènes, mais ces derniers peuvent être soulagés par le repos et un sommeil adéquat, de même que par des techniques de relaxation et de diminution du stress. Divers médicaments sont utilisés pour traiter les symptômes de la maladie, mais certains d’entre eux, par exemple l’œdème des chevilles ou l’hypotension orthostatique (basse pression en position debout) peuvent être aggravés par certains traitements, ce qui nécessite l’ajout d’autres agents au schéma thérapeutique du patient. Il est donc important de surveiller de près comment le malade réagit aux médicaments, afin que son traitement puisse être ajusté en conséquence.
Il se peut que certains médecins considèrent qu’il est inutile d’administrer un traitement si les symptômes ne gênent pas le patient, mais de plus en plus d’indices portent à croire que l’administration précoce d’un traitement peut être bénéfique. En effet, outre le soulagement rapide des symptômes, des bienfaits à long terme pourraient également en découler. Dans le cas où un traitement est nécessaire, les symptômes peuvent souvent être soulagés par l’administration d’une petite quantité de médicament seulement. Plus tard toutefois, d’autres agents peuvent devenir nécessaires pour maîtriser les symptômes, au fur et à mesure que la maladie progresse. La maladie de Parkinson n’étant cependant pas une maladie terminale, ceux qui en sont atteints peuvent continuer à mener une vie pleine et active moyennant un soutien et des conseils adéquats.
Types de symptômes
Les symptômes de la maladie de Parkinson peuvent varier d’une personne à l’autre, mais les principaux d’entre eux (les symptômes cardinaux), qui sont associés aux mouvements, sont les suivants :
  • lenteur des mouvements (appelée aussi bradykinésie) ;
  • rigidité ;
  • tremblements ;
  • perte de l’équilibre (instabilité posturale).
Outre ces quatre principaux symptômes, les malades en éprouvent parfois d’autres, qui ne sont pas associés aux mouvements et qu’on qualifie donc de non moteurs. Le traitement de ces deux types de symptômes — moteurs et non moteurs — est essentiel pour que la maladie soit prise en charge adéquatement.

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Les aspects psychologiques dans la maladie de Parkinson

Article paru dans LE PARKINSONIEN INDÉPENDANT n°49  –  juin 2012
La maladie de Parkinson fait partie des mala­dies dites neuro­dé­gé­né­ra­tives, ce qui veut dire que dans l’état actuel des connais­sances elle est incu­rable et implique donc la notion d’évolution. Cette maladie ne touche pas que des personnes âgées. Le choc du diag­nostic est encore plus impor­tant chez les jeunes (+ ou – 40 ans).
L’annonce du diag­nostic et le vécu de la maladie :
Le choc de l’annonce : Il y a encore des progrès à faire sur la manière d’annoncer le diag­nostic. De toute manière il y a un chan­ge­ment de statut : de bien portant, l’on devient malade et l’on se pose des ques­tions : pour­quoi moi ? L’on rencontre une diffi­culté à partager l’annonce : souvent il y a un refus, pour se protéger soi ou pour protéger les autres.
Aspect factuel : Aussitôt, il va il y avoir des reten­tis­se­ments dans la vie quoti­dienne, ne serait-​​ce que par la place impor­tante que va prendre le traitement.
Aspect concep­tuel : Il y un reten­tis­se­ment psycho­lo­gique qui va se traduire par de la peur, de l’angoisse, une diffi­culté à se projeter dans l’avenir. Inter­vient égale­ment la notion de handicap.
Spéci­fi­cité de la M.P., « la lune de miel »  : Elle corres­pond à une période ou l’ensemble des symp­tômes est bien géré. Elle permet d’oublier la maladie et peut être vécue comme une sorte de rémis­sion, jusqu’à ce que celle-​​ci nous rappelle à l’ordre avec l’arrivée des premières complications.
Boule­ver­se­ment psychique :
L’image du corps perturbé : Symp­tômes : trem­ble­ments, amimie, posture, marche, dysar­thrie, dyski­né­sies, blocages, perte de maîtrise ; notion de vieillis­se­ment préma­turé (image média­tisée). Comment aimer et investir un corps malade, auteur de souf­frances et de handicap ?
Le rapport au temps perturbé : Néces­sité d’envisager l’avenir diffé­rem­ment (quid des projets ?). Projec­tion de soi dans le temps plus ou moins possible, plus ou moins suppor­table. Fonc­tion­ne­ment ON/​OFF de la maladie, ralen­tis­se­ment : on devient tribu­taire des rythmes, on ne peut plus rien programmer, on n’a plus la maîtrise du temps. Impact des trai­te­ments sur la gestion du temps : notion de rigi­dité, carac­tère obses­sionnel, voire compor­te­ment addictif sur la prise des médi­ca­ments. Comment gérer le conflit de rythme ?
La ques­tion de l’identité : Qui suis-​​je devenu ? Qui vais-​​je devenir ? Devenir malade c’est faire le deuil d’être un bien portant. Apprendre à se re-​​connaître : conflit avec sa nouvelle iden­tité, retrouver des aides pour progresser dans l’acceptation de sa nouvelle image. La maladie entraîne un ébran­le­ment psychique impor­tant qui va retentir dans le réseau social.
Les méca­nismes de défense, système mis en place en tant que moyens de lutter contre quelque chose :
  • Incré­du­lité : pour­quoi moi ?
  • Colère : notion d’injustice
  • Frus­tra­tion, jalousie : senti­ment de privation
  • Peur, anxiété : varie selon les personnalités
  • Déni : refus d’admettre ou d’entendre ce qui a été annoncé
  • Culpa­bi­lité : impres­sion de devenir un fardeau, senti­ment de ne plus pouvoir assumer, décider
  • Isole­ment : tendance au repli sur soi, ne pas s’ouvrir aux autres
  • Perte de confiance en soi, d’estime de soi : travail sans cesse à recom­mencer avec les étapes de la maladie
  • Dépres­sion : souvent elle est une compo­sante de la maladie
Rappel des troubles neuro­psy­chia­triques et cogni­tifs liés à la maladie de Parkinson :
Dépres­sion, Troubles anxieux, Apathie, Anxiété anti­ci­pa­toire, Hallu­ci­na­tions, Etats maniaques, Troubles de la mémoire, de l’attention
Les réper­cus­sions sur les rela­tions :
La famille, le couple :
La protec­tion : le partage ou non du diag­nostic, du ressenti, dans le but d’épargner l’entourage, repré­sente une source de quiproquo, d’incompréhension et de souf­france. Les enfants même jeunes perçoivent ce que l’on ne leur dit pas, d’où l’importance d’être juste dans la manière d’aborder la maladie. Culpa­bi­lité : renforcée par l’angoisse de l’abandon, elle va modi­fier la vie fami­liale et conju­gale. Rema­nie­ment des rôles : la maladie entraîne un tel cham­bou­le­ment qu’elle oblige à réin­venter la place de chacun dans la famille. Impact finan­cier : avec la perte de revenu, les projets doivent être repensés. Agres­si­vité : réac­tion de défense qui va altérer la rela­tion. Comment garder sa place au sein du couple, de la famille ?
Le milieu profes­sionnel : Dire ou non la maladie ? Cacher les symp­tômes repré­sente une dépense d’énergie physique et psychique. Le statut de travailleur handi­capé : démarche diffi­cile psycho­lo­gi­que­ment, elle exige de recon­naître des inap­ti­tudes. Cessa­tion de l’activité profes­sion­nelle : souvent vécue comme une déva­lo­ri­sa­tion. Dans la société, on se défini par son travail (moyen d’identification) et la perte de celui-​​ci peut être ressenti comme une exclu­sion sociale avec un senti­ment d’inutilité.
Le milieu social : Confron­ta­tion au regard d’autrui. Senti­ment d’infériorité. Isole­ment volon­taire ou subi : rétré­cis­se­ment du réseau social et repli sur soi. Le dire aux autres revient à se le dire à soi-​​même. C’est s’enlever la possi­bi­lité de croire qu’on n’est pas malade.
Devenir « aidant » :
Boule­ver­se­ment de ses repré­sen­ta­tions : repenser la place du conjoint, redis­tri­buer les rôles respec­tifs, imaginer de nouveaux projets. Rema­nie­ment du quoti­dien : s’adapter au nouveau rythme, aux nouvelles contraintes. Gestion de l’agressivité, de la fatigue.
Conti­nuer à être « aidant » :
Savoir se préserver et ce dans la durée. Si l’aidant craque, tout l’équilibre est remis en cause. Savoir se ressourcer : trouver des espaces et des lieux à travers des rencontres et des activités.
Le rôle du psycho­logue :
Permettre la verba­li­sa­tion des émotions, des angoisses, de la souf­france.
Aider au réamé­na­ge­ment de l’identité, à la réap­pro­pria­tion de son corps.
Permettre la restau­ra­tion de l’estime de soi.
Aider à s’adapter au diag­nostic pour devenir acteur et pouvoir le partager.
En conclu­sion; il n’est pas ques­tion d’accepter la maladie qui reste inac­cep­table mais de l’admettre afin d’y faire face et de gérer au mieux le quoti­dien. Nier la réalité corres­pond toujours à une débauche d’énergie.
Résumé par Guy Seguin
Dans Articles LPI, Le Parkinsonien indépendant 
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JE DÉCOUVRE MA MALADIE 
Brochure destinée aux nouveaux diagnostiqués  (document France Parkinson)

 L’annonce du diagnostic de la maladie de Parkinson est
le plus souvent ressentie comme un ébranlement et
va susciter de nombreuses interrogations : quelle est
exactement cette maladie, comment va-t-elle évoluer,
existe-t-il un traitement ? Il est alors important d’obtenir
des réponses claires et fiables pour envisager le plus
sereinement possible l’avenir avec sa maladie.
En complément des informations et du soutien que vous pourrez
trouver auprès des professionnels de santé et des associations
de patients, ce livret a pour objectif d’apporter des réponses
aux questions couraantes que vous vous posez sur la maladie de
Parkinson, les moyens de la traiter, et ses conséquences possibles
sur votre vie quotidienne. Il donne aussi des précisions sur la façon
de trouver les informations et les aides utiles.
Vous pourrez lire ce livret dans l’ordre que vous souhaitez, selon la
ou les question(s) qui vous intéresse(nt) le plus. Il peut également
être profitable de partager cette lecture avec votre entourage
proche pour que lui aussi puisse trouver des réponses à ses
inquiétudes et échanger avec vous sur cette maladie.


L'ESSENTIEL EN BREF

La maladie de Parkinson est une maladie chronique
(c’est-à-dire durable). Dans la majorité des cas, elle
n’affecte pas l’espérance de vie.
En France, plus de 150 000 personnes sont atteintes
par cette maladie.
La plupart du temps, elle touche des personnes de
plus de 55 ans. Cependant elle atteint aussi parfois
des personnes plus jeunes.
En l’état actuel de la recherche, les causes précises
ne sont pas connues, néanmoins, il est certain qu’elle
n’est pas une maladie contagieuse. Elle semble
n’être héréditaire que dans peu de cas.
Les manifestations de la maladie sont variables :
chaque personne atteinte aura son ou ses
symptômes prédominants.
Actuellement, la maladie ne peut être
malheureusement guérie, mais il existe tout un
éventail de traitements permettant d’en atténuer
les symptômes.


QU'EST CE QUE LA MALADIE DE PARKINSON ET QUELLES SONT LES CAUSES:

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique
affectant surtout le contrôle des mouvements. Elle se manifeste par
un ensemble de symptômes et une évolution variables d’un individu
à l’autre. Elle ne se guérit pas, mais des traitements existent pour en
atténuer les effets.
La maladie est due à un déficit en dopamine, un neurotransmetteur
indispensable au contrôle des mouvements du corps, en particulier des
mouvements automatiques.
Une dégénérescence des neurones dits dopaminergiques est à l’origine
du déficit en dopamine. Sa cause précise n’a pas encore été découverte,
mais elle pourrait être une combinaison de facteurs génétiques et
environnementaux.


QUELS SONT LES SYMPTÔME :

Les symptômes moteurs les plus fréquemment associés à la maladie de
Parkinson sont la lenteur du mouvement, la raideur et le tremblement
au repos. Une personne ne cumule pas toujours tous ces symptômes.
Lenteur du mouvement : les gestes sont moins spontanés, initier un
mouvement peut devenir plus difficile et fatigant. Ce symptôme est très
caractéristique de la maladie de Parkinson.
Raideur et rigidité musculaire : il s’agit d’une tension excessive des
muscles qui contribue au ralentissement du mouvement et peut être
douloureuse. Le visage peut devenir moins mobile, moins expressif sans
que cela soit conscient.
Tremblement au repos : il ne touche qu’un seul côté du corps au
début de la maladie. Le mouvement volontaire diminue généralement
ce tremblement (par exemple, quand on peint, quand on danse, on ne tremble pas). A l’inverse, le tremblement peut s’amplifier en cas
d’inquiétude ou de stress. C’est probablement le symptôme le plus
connu de la maladie de Parkinson, pourtant une personne sur trois ne
tremble pas et ne tremblera jamais.
Autres symptômes : la fatigabilité, la douleur, la dépression, la constipation,
etc. sont les symptômes dits non-moteurs. Ils peuvent affecter la vie
quotidienne.


CES SYMPTÔMES SONT ILS COURANTS :

La façon dont la maladie de Parkinson se manifeste peut changer d’un
jour à l’autre, et même d’une heure à l’autre – les symptômes qui sont
perceptibles un jour peuvent ne plus poser problème le lendemain.
De plus, les symptômes varient d’un individu à l’autre.


COMMENT DIAGNOSTIQUE- T-ON LA MALADIE DE PARKINSON :

La maladie de Parkinson se développe généralement progressivement,
et il peut se passer un grand nombre de mois, voire d’années, avant
que les symptômes ne deviennent assez gênants pour en faire part à
son médecin.
Le diagnostic n’est pas évident, surtout au début de la maladie, c’est
pourquoi il est important de consulter un neurologue, le spécialiste de
cette maladie, en cas de doute.
Le diagnostic repose sur la description des
symptômes. Le médecin recherche habituellement
deux symptômes ou plus, parmi les principaux que
sont la lenteur du mouvement, la raideur ou le
tremblement. Un examen clinique est habituellement
suffisant. Cependant, il peut être nécessaire de réaliser
d’autres tests et examens (scanner, IRM…) car
d’autres causes peuvent expliquer ces symptômes.

Mais, c’est finalement la qualité de la réponse au traitement par L-Dopa
qui confirmera ou infirmera le diagnostic.


A QUELLE VITESSE ÉVOLUE CETTE MALADIE :

Les symptômes et la vitesse d’évolution de l’état
de santé différent d’un malade à l’autre.
Pour beaucoup, la maladie mettra des années
à évoluer avant de causer des problèmes
majeurs. Il faut cependant savoir qu’on dispose
de ressources thérapeutiques dans les formes
évoluées


LA GUÉRISON EST-ELLE POSSIBLE :

Pour l’instant, les chercheurs et les scientifiques
n’ont pas trouvé le moyen de guérir la maladie
de Parkinson. Pourtant de nombreux progrès
dans la compréhension de cette maladie, de
ses causes, et de la meilleure façon de la traiter
ont été réalisés.


LES ENFANTS DES PERSONNES ATTEINTES ONT-ILS LE RISQUE DE DÉVELOPPER LA MALADIE DE PARKINSON :

Selon les chercheurs, seuls 5 % des cas environ sont héréditaires

LA MALADIE DE PARKINSON EST-ELLE CONTAGIEUSE :

Même si la cause n’est pas encore connue, les experts sont certains
que la maladie de Parkinson ne se transmet pas comme la grippe ou la
rougeole. Ce n’est donc pas une maladie contagieuse.


COMBIEN DE PERSONNES SONT TOUCHÉES:

Au niveau mondial, environ 4 millions d’individus ont la maladie de
Parkinson. En France, c’est plus de 150 000 personnes qui sont atteintes
et le nombre de nouveaux cas est estimé à 14 000 par an.


A QUEL AGE PEUT-ON AVOIR LA MALADIE DE PARKINSON :

Le risque d’être atteint de la maladie de Parkinson augmente avec l’âge.
L’âge de la découverte de la maladie est de 55-60 ans. Dans 10 % des
cas elle commence avant 40 ans.


COMMENT SOIGNE-T-ON LA MALADIE DE PARKINSON :

La recherche sur les maladies du cerveau a fait des progrès importants
durant ces dernières décennies. Elle a permis de mettre au point des
traitements efficaces pour lutter contre la plupart des symptômes
de la maladie de Parkinson.
Le traitement est habituellement à
base de médicaments. Il en existe
plusieurs agissant de différentes
façons pour atténuer les symptômes.
Le traitement est adapté à chaque
personne malade.
Dès le diagnostic, les médicaments
antiparkinsoniens sont d’une grande
utilité. Cependant, si les symptômes
sont légers, avec l’accord du spécialiste,
il est possible de reporter le traitement
médicamenteux jusqu’à ce que les
symptômes deviennent vraiment
gênants.
Il est donc essentiel de consulter régulièrement, au moins 2 fois par
an, un spécialiste. Pour un suivi optimum, il est conseillé de préparer
ses consultations en notant durant les trois jours précédents, les
symptômes, leur fréquence et le moment de leur survenue, les
médicaments pris, les événements ayant pu influencer son état.
Ainsi le spécialiste pourra, si besoin, adapter le traitement.
Progressivement, vous deviendrez sûrement l’« expert » de votre
maladie. Vous saurez être attentifs aux modifications de votre état
et en ferez part à votre médecin qui pourra réajuster le traitement
pour vous aider à vivre mieux. Une véritable alliance thérapeutique
sera ainsi créée.

En dehors du traitement, adopter une alimentation équilibrée et
pratiquer une activité physique régulière est primordial pour entretenir
les capacités physiques.





QUID DE LA CHIRURGIE :

La stimulation cérébrale profonde est une forme de chirurgie utilisée
pour contrôler certains symptômes de la maladie de Parkinson sans
toutefois la guérir.
L’opération consiste à faire passer de petits courants électriques par des
électrodes qui sont implantées de façon permanente dans le cerveau et
qui vont interrompre le signal cérébral causant les symptômes.
La première opération a eu lieu en 1993 à Grenoble et depuis, 4000
malades en ont bénéficié. Elle n’est pas réalisable chez tous car des critères
médicaux sont exigés. De plus, comme n’importe quel acte de chirurgie,
elle comporte certains risques.


QUELS PROFESSIONNELS DE SANTE INTERVIENNENT DANS LA MALADIE DE PARKINSON :

De nombreux professionnels peuvent prendre en charge, selon leur
spécialité, les différents aspects et conséquences de la maladie.
Le spécialiste de la maladie de Parkinson est le neurologue. Il suit
le patient tout au long de sa maladie et de son évolution, adapte le
traitement et oriente le patient vers d’autres professionnels de santé si
besoin. Le gériatre, généralement hospitalier, peut également assurer le
suivi de la maladie de Parkinson.
Le généraliste continue de traiter les autres problèmes de santé et
il est aussi l’interface entre tous les intervenants pouvant prendre en charge la maladie de Parkinson. En fonction des symptômes, il oriente
les prescriptions pour rencontrer des spécialistes : orthophoniste,
kinésithérapeute, etc.. Il peut prendre le relais du neurologue lorsque
celui-ci n’est pas disponible et que, par exemple, des effets secondaires
apparaissent.
La rééducation par la kinésithérapie est un complément essentiel du
traitement de la maladie de Parkinson. Destinée à travailler le contrôle
du mouvement, elle permet d’entretenir le tonus musculaire, la souplesse
articulaire et de lutter contre les chutes. À noter : les médicaments sont
plus efficaces si les capacités physiques sont entretenues.
La rééducation orthophonique permet de prévenir ou corriger
les troubles de la déglutition, les difficultés à parler, la diminution de
l’expression faciale ainsi que les problèmes d’écriture.
L’ergothérapie aide à faciliter les activités de la vie quotidienne et
domestique. Elle réalise des aménagements utiles au logement.
La maladie de Parkinson peut entraîner des retentissements
psychologiques difficiles à vivre, des problèmes de déprime, angoisse et
dépression. L’intervention d’un psychologue ou d’un psychiatre peut
alors être utile. La décision revient à la personne malade mais elle peut
en parler avec son médecin traitant ou spécialiste.
Les diététiciens interviennent en cas de problèmes de poids, de digestion
(tel que la constipation) ou de déglutition.
Les spécialistes précédemment cités exercent à l’hôpital ou en cabinet
libéral. Il est nécessaire d’obtenir une prescription spécifique avant
de rencontrer un kinésithérapeute, orthophoniste, ergothérapeute ou diététicien.
Des cures spécialisées pour les personnes atteintes de la maladie
de Parkinson existent. Leur efficacité est aujourd’hui très largement reconnue. Trois établissements dispensent en France ces cures :
Lamalou-les-Bains, Néris-les-Bains, Ussat-les-Bains. Elles nécessitent une
prescription spécifique.
Les pharmaciens aident à comprendre les médicaments qui sont
prescrits, et expliquent comment les prendre.
Le médecin du travail est l’interlocuteur idéal lorsque des questions
de maintien dans le poste, d’adaptation ou de changement de poste
se posent. Une visite médicale à la médecine du travail est obligatoire
tous les deux ans mais elle peut être devancée en en faisant la demande
auprès d’une assistante sociale. Le médecin du travail est lié au secret
professionnel, il ne peut donc révéler la maladie d’un employé à son
employeur.


QU'APPORTENT LES TECHNIQUES DE LA RELAXATION :
Pour le bien-être général et la gestion du stress en particulier, il est possible
d’avoir recours aux techniques de relaxation comme la réflexologie, le
Tai Chi, le yoga, le Chi gong…


SI D'AUTRES MALADIES ACCOMPAGNENT LA MALADIE DE PARKINSON :


Le neurologue pourra répondre aux questions concernant les autres
problèmes de santé et leur possible influence sur la maladie de Parkinson
(et vice versa)..


LES MÉDICAMENTS SONT PLUS EFFICACES SI L’ACTIVITÉ PHYSIQUE EST ENTRETENUE  

LES PERSONNES ATTEINTES DE LA MALADIE DE PARKINSON PEUVENT-ELLES TRAVAILLER :

De nombreuses personnes atteintes par la maladie de Parkinson
continuent de travailler pendant plusieurs années après le diagnostic.
Cependant le travail peut être perturbé par certains troubles moteurs,
la fatigabilité, la sensibilité aux émotions, la moindre résistance
au stress.
Le travail est certes une source de revenu, mais il est souvent aussi un
facteur de confiance, d’estime de soi, et de satisfaction personnelle. Il est donc
important de bien peser le pour et le contre avant de décider d’arrêter ou
de continuer à travailler. Notre conseil est de ne pas prendre de décision hâtive,
de se donner le temps de trouver avec le neurologue le traitement qui convient
le mieux.
Si la décision de continuer à travailler est prise, des aménagements ou des reclassements au sein de l’entreprise sont envisageables. Ils demandent l’accord de l’employeur. L’interlocuteur privilégié sera le médecin du travail.
Si une des alternatives est la mise en retraite anticipée, mieux vaut la préparer et penser aux moyens de rester actif et de maintenir un bon état de santé. 

 Enfin, si le choix se porte sur l’arrêt de travailler, il peut être utile d’en discuter avec l’employeur, les représentants du personnel ou syndicaux (s’il en existe dans l’entreprise) et de se renseigner sur ses droits.
  
Problèmes de vue et maladie de Parkinson
                        
De nombreux parkinsoniens souffrent de troubles de la vision tels que la baisse de la sensibilité au contraste, la sécheresse oculaire ou la diplopie gênante. Heureusement, des solutions efficaces existent pour la plupart des problèmes.
Problèmes et solutions :
Sécheresse oculaire : utilisez des substituts lacrymaux sans agents conservateurs, clignez activement des yeux plus fréquemment.
Difficultés pendant la lecture : veillez à ce que l’éclairage soit optimal (lampe à lumière froide), utilisez des lunettes spéciales.
Diplopie : cillez beaucoup, déplacez activement les yeux plus souvent, éventuellement faites-vous ajuster des lunettes à prisme.
Éblouissement : portez des lunettes de soleil ou mettez des verres solaires sur des lunettes normales. Quand le soleil est haut (midi), portez un chapeau à larges bords.

Conseils généraux
Faites régulièrement contrôler vos yeux par un ophtalmologiste.
Décrivez à l’ophtalmologiste / opticien les éventuels problèmes et mentionnez absolument que vous souffrez du Parkinson.
Si vous voyez double, demandez un bilan orthoptique à l’ophtalmologiste.
Indiquez précisément à l’opticien pour quelle activité vous souhaitez des lunettes (par ex. lecture, travail sur ordinateur, randonnée, etc.).
Télécharger PDF
http://www.parkinson.ch/fileadmin/docs/Diverse_franz/Sehprobleme_frz.pdf

Astuces en cas de freezing :
Familier de nombreux patients parkinsoniens, le problème de l’engourdissement soudain et imprévisible (également dénommé blocage) est qualifié dans le jargon de « freezing of gait » (anglais pour : « gel » de la marche). Dans cet état, les patients se trouvent, d’un moment à l’autre, incapables de soulever leurs pieds du sol et de faire un pas. Tout en étant pleinement conscients, ils ne sont pas en mesure de bouger leurs jambes. Cet engourdissement soudain peut ne durer que quelques instants, mais aussi se prolonger jusqu’à trente secondes et se manifester plusieurs fois par jour. Près de la moitié des patients parkinsoniens se plaignent de problèmes de freezing à partir de la cinquième année suivant le diagnostic de la maladie de Parkinson environ.
Pour les patients, l’engourdissement soudain est extrêmement désagréable, et il peut également devenir dangereux car il provoque des chutes ou des blocages dans des situations problématiques, comme par exemple quand il se produit au moment de traverser la rue ou de descendre d’un transport en commun.
Souvent, le freezing se manifeste dans des espaces clos (même dans votre propre domicile !), par exemple avant ou pendant le franchissement de passages étroits tels que les couloirs ou les encadrements de porte. Par ailleurs, le freezing est également associé aux situations de stress ou de peur.
Malheureusement, les causes exactes du freezing restent inexpliquées à ce jour. En outre, aucun médicament n’est susceptible d’empêcher l’apparition d’un freezing.
Heureusement, il existe toutefois des solutions efficaces, qualifiées de « cues » (stimuli), qui dans la plupart des cas peuvent être utilisées avec succès pour surmonter les situations de freezing. Ces solutions sont appliquées par les ­futurs patients eux-mêmes ou par leurs personnes ressources (par exemple les proches).
Notre brochure, « Dix astuces efficaces en cas de freezing », décrit les dix principales solutions ou outils contre les blocages et explique comment les utiliser. 

Problèmes gastro-intestinaux et urologie, hyper-sialorrhée et troubles de la déglutition:
  Les troubles de l’activité intestinale et les troubles urologiques d’origine neurologique sont des symptômes fréquents de la maladie de Parkinson. Tandis que les premiers peuvent survenir plusieurs années avant le diagnostic, souvent les seconds ne se manifestent qu’au cours des stades avancés de la maladie. La plupart des patients mentionnent un besoin d’uriner fréquent et intense, la vidange de quantités relativement faibles d’urine et de temps en temps, un écoulement involontaire d’urine (incontinence urinaire) - notamment quand il s’avère impossible d’atteindre les toilettes à temps. Le besoin fréquent d’uriner pendant la nuit est particulièrement désagréable.
Les troubles de la déglutition sont aussi fréquents aux stades avancés de la maladie. Ils dépendent parfois de la médication. Ils apparaissent aussi bien pendant la consommation de nourriture solide ou liquide que pendant la prise de médicaments, et présentent le risque d’avaler de travers, qui peut à son tour provoquer des inflammations de la trachée-artère et de l’œsophage, voire une pneumonie.
Il est essentiel que les patients concernés ne gardent pas le silence par honte, mais qu’ils discutent ouvertement des problèmes avec leur neurologue. Le médecin ne peut traiter des symptômes que s’il en a connaissance !


Télécharger pdf :

http://www.parkinson.ch/fileadmin/docs/Diverse_franz/Urologie_und_Verdauung_frz.pdf

LES SYMPTÔMES DE LA MALADIE DE PARKINSON

La maladie de Parkinson est une maladie du système nerveux à évolution lente qui entraîne une perte du contrôle des muscles. 

Elle touche près de 150 000 personnes en France. S’il existe des médicaments qui atténuent les symptômes de celle-ci, aucun n’a encore prouvé sa capacité à ralentir l’aggravation progressive de la maladie.

Le début de la maladie est, le plus souvent, insidieux et se fait généralement vers cinquante-cinq ans. En réalité, il peut survenir à n'importe quel âge mais rarement avant 40 ans ou après 75 ans : on a constaté dans environ 5 % des cas les débuts de la maladie entre 20 et 40 ans comparables à la maladie de Parkinson décrite chez des personnes plus âgées.
Le plus souvent sans raison apparente, parfois suite à un stress (troubles affectifs, traumatisme, intervention chirurgicale, …).
La perte ou la réduction des mouvements automatiques, tels que l'absence de balancement des bras au moment de la marche, est quelquefois un signe précoce de survenue de maladie de Parkinson. Ceci est la description classique.
 Généralement, ce n'est qu'après des années d'évolution qu’un symptôme ou un autre se révèle alors qu'il existe déjà depuis plusieurs années.

Les principaux symptômes sont :
  • la bradykinésie/ akinésie
  • la rigidité
  • le tremblement
Les autres signes sont :  
  • une démarche anormale ;
  • une diminution de l'amplitude des mouvements du bras ;
  • une salivation excessive ;
  • un état dépressif ou anxieux ;
  • des pellicules ou la peau huileuse ;
  • une absence d'expression faciale (hypomimie) ;
  • une déglutition et un battement des paupières moins fréquents ;
  • une diminution du volume de la voix (hypophonie) ;
  • le pied légèrement traînant ;
  • une petite écriture très serrée (micrographie) ;
  • le dos arrondi ;
  • des troubles du sommeil ;
  • une constipation ;
  • de la douleur ;
  • une diminution de la faculté de percevoir des odeurs ;
  • des douleurs musculaires ;
  • de la fatigue

La rigidité:
 La rigidité est une augmentation du tonus musculaire. Elle est ressentie par le patient comme une tension musculaire particulière pouvant être douloureuse. Elle est souvent plus marquée d'un côté. A l'examen clinique, on retrouve lors de l'exécution des mouvements passifs, des mouvements saccadés : on parle du phénomène de « la roue dentée ». Elle se manifeste aussi par la diminution du balancement du ou des bras lors de la marche.
Le tremblement de repos :
C'est le signe le plus connu de la maladie, bien qu'il puisse être absent dans 1/3 des cas. Au début, le tremblement est le plus souvent unilatéral, c'est à dire atteignant un seul côté du corps, au niveau de la main ou du pied. Il se manifeste lorsque le membre est en état de relaxation. Il diminue, voire disparaît, lors des mouvements volontaires. Il peut s'accentuer dans certaines situations stressantes. Avec la progression de la maladie, il devient bilatéral. L'intensité du tremblement peut-être variable dans la journée et d'un jour à l'autre.
L akinésie / bradykinésie ;
La bradykinésie se définit par une lenteur des mouvements volontaires, pouvant aller jusqu'à l'incapacité totale à réaliser un mouvement que l'on nomme l'akinésie.
Ce ralentissement concerne les membres mais aussi la face. Il en résulte des symptômes et des signes cliniques : la marche est lente avec des pas plus lents et plus courts, un gêne dans la réalisation des actes courants de la vie (habillage, déshabillage, hygiène corporelle, repas), la voix devient faible et monotone, les mimiques du visage s'appauvrissent.
Ce ralentissement se manifeste le plus souvent lors de la mise en route des mouvements.
 

                                                            DIAGNOSTIC

Le diagnostic de maladie de Parkinson est difficile, et peut l'être particulièrement en début de maladie, même pour un neurologue.
Il n'existe pas d'examen sanguin ou radiologique particulier. Le diagnostic est clinique, c'est-à-dire qu'il repose sur la description des symptômes et sur l'examen neurologique complet fait par le médecin. Mais, c'est principalement la qualité de la réponse au traitement par L-Dopa qui étaye le diagnostic.
Des examens complémentaires (scanner, IRM) peuvent cependant être demandés par le médecin pour permettre d'éliminer certaines autres maladies.











                                                 LE LIVRE BLANC

La maladie de « Parkinson » est la deuxième maladie « neurodégénérative » après la maladie d'« Alzheimer ». 10.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. C'est aussi la 2e cause de handicap moteur après les « accidents vasculaires cérébraux ».
Le « Livre Blanc » est l'aboutissement des « états généraux » lancés en 2008 par l'association « France Parkinson ». Il rassemble des témoignages de malades et de soignants et dresse une liste de propositions concrètes pour améliorer la prise en charge de la maladie, « 20 priorités » qui ont servit de base au « plan Parkinson ».
« C'est une maladie extrêmement handicapante, pénible, malgré le traitement efficace et la plupart des gens ne savent pas ce que c'est », indique le neurologue Yves Agid (Pitié-Salpêtrière, Paris), fondateur de « France Parkinson ».
Le « Livre Blanc » accorde une attention particulière aux jeunes parkinsoniens, car contrairement aux idées reçues, ce n'est pas qu'une maladie de vieux.
L'âge moyen du diagnostic est de 60 ans, mais 10% des cas se révèlent avant 45 ans (souvent des formes familiales) et la moitié des malades ont moins de 60 ans. Se pose alors le problème du maintien de l'activité professionnelle et de l'accès à la retraite.
De même, la maladie ne se résume pas à des tremblements comme on le croit souvent. Tous les parkinsoniens ne tremblent pas, mais peuvent présenter bien d'autres symptômes : lenteur, troubles de la marche, problèmes d'équilibre, incontinence, difficultés de concentration...
Le « Livre Blanc » a demandé aux pouvoirs publics de structurer le système de soins, avec la création de pôles de référence régionaux, et de développer la prise en charge pluridisciplinaire. Pas moins de 27 professionnels sont en effet potentiellement appelés à intervenir : neurologue, kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste, urologue, assistante sociale...
Il a aussi  facilité à la prise en charge en « affection de longue durée (ALD) », qui interviewait avant  en moyenne à 74 ans.
Sur le plan médical, le « Livre Blanc » s'intéresse aux troubles du comportement que peuvent causer les traitements, comme le jeu pathologique ou les achats compulsifs. Les malades devraient être alertés sur ces effets indésirables qui peuvent engendrer des situations familiales graves, souligne-t-il.
Le « Livre Blanc » souhaite aussi voir se développer la recherche. Le Pr Agid cite trois axes : trouver des médicaments pour atténuer ou supprimer les symptômes qui ne répondent pas aux traitements à la L-Dopa (médicament qui vise à corriger le manque de dopamine dans le cerveau); comprendre les mécanismes de la mort des neurones pour stopper l'évolution de la maladie; découvrir des biomarqueurs (neuro-imagerie, dosages dans le sang) pour la diagnostiquer précocement.
Le « Livre Blanc » recommande par ailleurs d'identifier les facteurs environnementaux qui peuvent favoriser l'apparition de la maladie, en particulier dans le milieu agricole (les pesticides ont été mis en cause dans plusieurs études) ou industriel.
« Au cours des cinq dernières années, 21 projets de recherche sur la maladie de + Parkinson +  ont été financés pour un montant de près de 4,5 millions d'euros », a souligné le ministère de la Santé dans un communiqué.


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                 LES TROUBLES NON MOTEUR 
 La maladie de Parkinson est en général associée à des troubles du mouvement et se caractérise par des tremblements, de la rigidité musculaire, le ralentissement des mouvements ou des problèmes d’équilibre.
Toute fois, quand les malades se remémorent les débuts de la maladie, ils indiquent des signes précurseurs sans rapport avec le mouvement comme  : la perte de l'odorat,le manque de motivation, une capacité ralentie à répondre aux questions, des insomnies, la constipation, l'incontinence, les douleurs, une tendance a la dépression et surtout la fatigue.
Les débuts de la maladie (qui ont lieu vers 40 à 50 ans) sont insidieux. A un tel point que les troubles sont parfois notés uniquement par l'entourage du patient.

Certains symptômes tels que les troubles de l’odorat, la dyspepsie ou certains troubles du sommeil
peuvent survenir plusieurs années avant l’apparition des troubles du mouvement, et sont, dans un premier
temps, rarement pris en compte.
L’évolution se complique, au fil du temps, en raison des effets fluctuants des médicaments, qui répondent toutefois de façon efficace dans de nombreux cas (dont les médicaments à effet prolongé ou délai de résorption étendu ; médicaments qui prolongent l’effet de la L-Dopa ou de la dopamine ; perfusions …). Les troubles non moteurs provoqués par d’autres facteurs qu’une carence en dopamine ne sont, quant à eux, pas soulagés par des médicaments comblant le déficit en dopamine.

Le diagnostic de Parkinson n’est établi qu’à l’apparition des premières limitations du mouvement. Ces symptômes moteurs présentent une amélioration rapide dès la mise en place d’un traitement médicamenteux.

- La dépression est un symptôme de la maladie de Parkinson qui peut survenir des années avant le diagnostic.
Elle peut survenir à n’importe quel moment de l’évolution de la maladie de Parkinson. Dans cette maladie, la manifestation principale de la dépression est l’apathie, qui se manifeste par une diminution d’activité et une perte d’intérêt pour ce qui vous plaisait auparavant. En revanche, la tristesse de l’humeur est plus rare.

- La fatigue : est très fréquente dans la maladie de Parkinson. Elle est non seulement due aux difficultés psychiques à agir, mais aussi au ralentissement moteur causé par la maladie.
Pour certains malades, le début de la maladie se traduit souvent par une grande sensation de fatigue, une perte d'énergie globale une fatigue physique qui est quelques fois confondue avec fibromyalgie entre autres, parce que  ces symptômes s'accompagnent de troubles du sommeil et de la mémoire par exemple.
L’amaigrissement a aussi été signalé dans les premiers symptômes, associé ou pas à une légère dépression.

- L'anxiété :
Comme toutes les maladies chroniques et invalidantes, la maladie de Parkinson peut entraîner une certaine anxiété. Elle sera gérée de manière différente selon la personalité de chacun.

- Les troubles cognitifs :
Les difficultés intellectuelles sont généralement liées à l’âge. Elles seront
vraisemblablement rares si vous êtes jeune et atteint(e) de la maladie de
Parkinson, mais peuvent apparaître si vous êtes plus âgé(e).
Vous pourrez alors rencontrer des difficultés d’attention et de concentration, telles que :
- des difficultés pour suivre une conversation animée à plusieurs,
- des sensations d’esprit vide,
- plus de lenteur de raisonnement

- Les lésions cutanées  :
Elles ne sont pas rares non plus.La peau du malade devient grasse, squameuse et elle présente parfois des rougeurs (ce que l’on qualifie de visage huileux). Dans de tels cas, des mesures localisées peuvent procurer un soulagement.
D’autres troubles, tels que des bouffées de chaleurs provoquées par des troubles de la régulation de la
température, survenant principalement pendant la nuit, s’avèrent a contrario réellement gênants.

- Les douleurs :
Elle s augmentent en généra avec l’âge. Il n’est cependant pas rare qu’elles soient provoquées ou aggravées par le Parkinson, principalement par une mobilité réduite, des contractures et des tensions musculaires douloureuses (dystonies).
En outre, il a été démontré que les parkinsoniens sont plus sensibles à la douleur, tout du
moins lors des phases caractérisées par l’absence d’effets des traitements antiparkinsoniens.
De ce fait, des comprimés antidouleur sont fréquemment prescrits et consommés. Cependant, ils
n’agissent que de façon limitée, voire pas du tout, contre les douleurs provoquées par la maladie de Parkinson telles que les crampes au mollet, fréquentes le matin avant la première prise du traitement. Ces douleurs peuvent toutefois être soulagées efficacement
par la prise d’antiparkinsoniens à effet rapide (L-Dopa en solution, injections d’apomorphine) ou par d’autres adaptations du traitement médicamenteux. Dans les situations où ces mesures s’avèrent insuffisantes, de bons résultats peuvent être obtenus grâce aux programmes de réadaptation ou d’acupuncture.

- La constipation :
Pour apaiser ce symptôme gênant, deux mesures de première intention sont importantes : bouger régulièrement et suivre un régime alimentaire riche en fibres, auquel peuvent éventuellement s’ajouter
des compléments alimentaires contenant des fibres (disponibles en pharmacie et droguerie). Très important
: boire entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour est une condition sine qua non du succès ! Les laxatifs
sont autorisés, mais ils doivent être utilisés avec modération. En outre, la constipation peut être aggravée
par la prise de certains médicaments (anticholinergiques, certains antidépresseurs). Une attention
adéquate doit être accordée à ce problème.

Les troubles de la vessie :
Les troubles de la fonction vésicale se présentent en premier lieu sous la forme d’urgences mictionnelles
plus fréquentes, allant parfois jusqu’à l’incontinence.
La paroi vésicale devient hypersensible
: même si elle n’est que légèrement tendue,le patient a l’impression qu’elle est pleine et ressentun besoin impérieux. Il lui faut alors courir auxtoilettes relativement rapidement, afin d’éviter tout« accident ». Et les jambes, moins rapides, n’aident pas toujours … Toutefois, la quantité d’urine excrétée
est faible. De nombreux médicaments permettent de lutter contre cette hypersensibilité vésicale,
mais un examen urologique / gynécologique est indiqué avant l’introduction d’un traitement, afin d’exclure toute cause locale.

- Les troubles sexuels : 
Les troubles de la fonction sexuelle, susceptibles de concerner les deux sexes, ne sont que rarement évoqués dans le cabinet du médecin. Cette situation est à déplorer car elle induit souvent une forte dégradation de la qualité de vie. Au lieu de cela, des « thérapies » sont proposées par exemple sur Internet, mais leurs résultats sont très décevants. S’il s’agit exclusivement des troubles de l’érection, la prise d’inhibiteurs de la phosphodiestérase  peut s’avérer efficace (il faut toutefois exclure au préalable une cause médicamenteuse ou urologique). Les troubles fréquents du désir sexuel sont plus complexes : une psychothérapie peut se révéler utile dans ce cas. À l’inverse, une libido accrue peut poser de nombreux problèmes. Ceux-ci devant être le plus souvent interprétés comme un effet indésirable lié au traitement, les antiparkinsoniens (principalement les agonistes dopaminergiques) administrés doivent impérativement être réduits.

- Les troubles de la régulation de la tension artérielle :
La régulation de la tension artérielle constitue une fonction importante du système nerveux végétatif.Elle garantit notamment un apport constant en oxygène jusqu’au cerveau. Ainsi, les veines de l’abdomen et des jambes se rétractent rapidement dès que nous nous levons. Dans le cas de la maladie de Parkinson, ces mécanismes de compensation peuvent être ralentis : certains patients peuvent alors présenter, lorsqu’ils se lèvent, une « sensation de coup de vent », un « voile noir devant les yeux », ou d’autres troubles encore, qui peuvent être à l’origine de chutes. Il est très important de boire en quantités suffisantes ; un régime riche en sel peut également s’avérer utile.
 Dans ce cas, il est possible d’administrer de la dompéridone ou de réduire la posologie du médicament « en cause » (dans la mesure du possible). Sinon, certains médicaments sont partiellement efficaces.
Le port de bas de contention doit toutefois être favorisé. Bien qu’ils soient inconfortables, ces bas sont efficaces et dépourvus d’effets indésirables.


- L'excès de sécrétion de salive : 
Aussi appelé est un des symptômes les plus fréquents survenant au cours de la maladie de Parkinson. Cette salive qui stagne à l'intérieur de la cavité buccale, a tendance à s'écouler au coin de la bouche.

CE DOSSIER  EST MIS A VOTRE DISPOSITION QU'A TITRE D'INFORMATION. CONSULTER VOTRE MÉDECIN AVANT TOUTE MÉDICATION, NE CHANGER PAS VOTRE TRAITEMENT, NI VOTRE DOSAGE SANS L'AVIS DE VOTRE NEUROLOGUE 


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 SUITE DE PARKINSON : IDÉES VRAIES, IDÉES FAUSSES

Maladies de Parkinson : comment se manifeste-t-elle :
Les principales manifestations de la MP sont le tremblement, la lenteur des mouvements et la raideur musculaire : Vrai
Même si elle peut entrainer d'autres troubles, la MP est avant tout responsable de difficultés motrices. Les manifestations caractéristiques sont le tremblement, la raideur des muscles et le ralentissement des mouvements.
Les troubles non moteurs sont :
Troubles digestifs, la constipation, hypotension artérielle, troubles du sommeil, la dépression, douleurs, troubles de la concentration.

Les troubles moteurs se limitent à un seul côté du corps : Faux
Au début de la maladie, les troubles moteurs ne concernent qu'un côté du corps indifféremment que l'on soit droitier ou gaucher,. Plus tard l'atteinte peut concerner les deux côtés, mais les symptômes restent asymétriques. Par ailleurs, les troubles peuvent  prédominer à la partie supérieure du corps(membres supérieurs, perte d'agilité, tremblements) ou à sa partie inférieure (troubles de la marche).

Les troubles moteurs varient dans la journée ou d'un moment à l'autre : Vrai
Les troubles de la MP ne sont pas obligatoirement présents du matin au soir ni de façon régulière tous les jours. Les périodes ou les symptômes invalidants disparaissent sont appelés les phases ON, celles ou les symptômes sont gênants sont les phases OFF; 

Je ne tremble pas donc je n'ai pas la MP : Faux
Environ 20 % des parkinsoniens ne tremblent pas et ne trembleront jamais. 

Mon médecin me fait passer un scanner cérébral pour être sur que j'ai la MP : Faux
Aucun examen radiologique, ni aucun teste sanguin ne permet de déceler la MP. Le diagnostic repose uniquement sur les symptômes décrits par el malade et sur les données de l'examen clinique.   

La MP entraine des troubles du sommeil ? Vrai
Environ deux tiers des des parkinsoniens se plaignent d'avoir du mal à s'endormir ou de se réveiller fréquemment au cours de la nuit. Ces difficultés sont souvent dues à des troubles moteurs nocturnes, avec une gène pour se retourner dans le lit ou des douleurs à type de crampes. Elles peuvent aussi être d'origine psychologiques, liées à une anxiété ou à une dépression, ou encore à d'autres symptômes de la maladie, comme l'envie trop fréquente d'uriner la nuit. Il est important de signaler à son médecin les troubles du sommeil, car quelle soit leur cause, il existe des moyens de les atténuer.

Au cours de la MP, la survenue d'une dépression est-elle un signe de gravité ? Faux
La dépression peut être liée au manque de dopamine dans le cerveau ou bien témoigner d'une difficulté parfaitement compréhensible à accepter la maladie et la gène qu'elle provoque dans la vie quotidienne. Elle ne signifie pas donc que la maladie est grave. De fait, elle peut apparaitre aussi bien en début de diagnostic qu'après plusieurs années d'évolution, et être aussi sévère chez une personne ayant des troubles moteurs modérés que chez une autre ayant des difficultés plus importantes. 

Maladie de Parkinson comment évolue-t-elle ? 

L'évolution de la MP est généralement lente : Vrai
L'évolution de la MP est très variable d'une personne à l'autre. Toutefois, dans la plus part des cas, elle est lente et s'étend sur de nombreuses années. Sous traitement il existe une sorte de "lune de miel" période pendant la quelle la vie du parkinsonien redevient presque normale, "comme avant".

Si je suis stressé, ma maladie risque de s'aggraver ? Faux
Le stress a un effet loupe sur la MP, en particulier sur le tremblement et la raideur. Toutefois, il n'aggrave pas la maladie et n'a pas d'influence sur le pronostic, ni sur l'effet des traitements. Pour combattre le stress, il est possible de recourir à des techniques de relaxation comme le Yoga ou la Sophrologie. Ces techniques visent à permettre d'apprendre à ressentir et détendre les différentes parties de notre corps, au point que les muscles se dénouent et que les tremblements diminuent.

J'ai la MP, d'ici quelques années je vais être complètement paralysé : Faux
La MP n'entraine pas de paralysie. Les mouvements et la marche sont parfois très difficiles, mais ne sont as impossibles. Les troubles moteurs restent en général réversibles tout au long de la maladie grâce au traitement de L-Dopa, ce qui ne serait pas le cas s'ils étaient dus à une paralysie.    

La MP finit toujours par dinminuer les capacités intellectuelles : Faux
La MP n'est pas la maladie d'Alzheimer? C'est une maladie du mouvement, qui épargne le plus souvent les capacités intellectuelles. Il arrive néanmoins, que certains malades se plaignent de troubles de la concentration, d'un manque d'organisation, de troubles de mémoire, d'une diminution de l'attention, de la difficulté a changé d'activité ou à alterner plusieurs activités ou d'une lenteur du raisonnement. En général, les troubles de ce types sont relativement mineurs et gênent peu la vie quotidienne. Dans certains cas, les troubles intellectuels peuvent être plus marqués et nécessiter un traitement spécifique. Les traitements parkinsoniens sont alors maniés de façon prudente, afin d'éviter qu'ils n'aggravent l'état intellectuel.

Maladie de Parkinson : Comment se traite-elle?

Quel que soit l'age auquel on est atteint, la MP peut être prise en charge : Vrai
La MP peut être prise en charge quel que soit l'age du patient,qu'il s'agisse d'un adulte jeune ou d'une personne âgée. A tout age, le traitement vise à corriger les symptômes, à diminuer leur retentissements sur la vie quotidienne (personnelle, sociale, et professionnelle), et à aider le patient a vivre le mieux possible sa maladie. Les moyens utilisés sont les médicaments, la rééducation, l'aide psychologique, des conseils relatifs à la vie quotidienne (par exemple pour la pratique d'une activité physique, pour le choix des vêtements ou pour les déplacements). Un très petit nombre de patients peut avoir recours à la chirurgie. En raison de la diversité des symptômes d'une personne à l'autre, le traitement est toujours adapté à la situation particulière de chacun, en fonction de son age, de la gène éprouvée dans la vie quotidienne, de ses souhaits et de son contexte de vie.

Les médicaments utilisés dans la MP permettent de d'en contrôler les symptômes, mais pas de guérir  : Vrai
Il n'existe, à l'heure actuelle aucun médicament capable de guérir de la MP. En revanche, les médicaments disponibles atténuent ou suppriment les symptômes (la raison pour laquelle on les appelle des "traitements symptomatiques"). Ils agissent en compensant le manque de dopamine ou en corrigeant les conséquences de ce manque. Grâce au traitement, un grand nombre de patients peut continuer à mener une vie active pendant de nombreuses années. 

La chirurgie peut guérir la MP : Faux
La méthode chirurgicale actuellement utilisée pour traiter la MP est appelée "stimulation cérébrale profonde". Elle consiste à stimuler certaines régions du cerveau, telles que le noyau subthlamique, au moyen d’électrodes inter cérébrales connectées à une sorte de pacemaker (le boitier de stimulation)placé dans le thorax. Les électrodes envoient des impulsions électriques 'imperceptibles pour la personne malade) qui permettent de rétablir dans les régions stimulées un fonctionnement proche de la normale. Cette méthode permet d'améliorer les symptômes moteurs de la MP, mais, pas plus que les médicaments, elle ne peut la guérir ni l’empêcher d'évoluer. La stimulation cérébrale profonde est réservée à des cas bien particuliers, répondant à des critères très précis, et ne concerne de ce fait qu'un petit nombre de patients. Quand aux greffes de neurones "neufs", elles restent actuellement du domaine de la recherche, en raison de résultats encore insuffisants.

Ma maladie dure depuis longtemps, de nouveaux symptômes apparaissent, il n y a plus de traitement possible : Faux
Après plusieurs années, de nouvelles manifestations, autres que les troubles moteurs, apparaissent souvent, du fait de la progression de la maladie. Il peut s'agir, par exemple, de troubles de l'équilibre, de blocages à la marche, de difficultés pour parler, de douleur articulaires ou encore de troubles urinaires ou intestinaux. La plupart de ces symptômes peuvent être améliorer, tantôt par une adaptation du traitement médicamenteux -par exemple, une augmentation du traitement en cas de blocages à la marche ou l'ajout d'un antalgique encas de douleurs-, tantôt par des mesures autres, comme par exemple, la rééducation en cas de troubles de l'équilibre ou de difficultés de paroles.

 
   
  


    







                             

Commentaires

  1. Bonjour,
    merci pour votre Blog.
    Je serais intéressée par la brochure : "10 astuces efficaces en cas de freezing", comment puis-je me la procurer ? Merci beaucoup. Emmanuelle

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour ci joint le site suisse qui a édité la brochure http://www.parkinson.ch/index.php?id=272&L=1

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