Âgée d'à peine 47 ans, Nadia Tagliabratici souffre de la maladie de Parkinson depuis 5 ans. Avec l'évolution de la maladie, elle a dû faire plusieurs deuils, dont celui de sa carrière d'enseignante. «Quand j'annonce à certaines personnes que j'ai le Parkinson, elles me disent toutes, souvent: "Oh! ça ne paraît pas!" C'est sûr, ça ne paraît pas, mais en dedans de moi, ça paraît.» Nadia a reçu le diagnostic de Parkinson à l'âge de 42 ans. Une partie de son monde s'est alors écroulé. «Les gens pensent que le Parkinson, c'est des tremblements. Donc, si je ne tremble pas, je n'ai pas le Parkinson. Mais il y a tellement autre chose comme symptômes. Il y a des raideurs. Je n'ai plus d'olfaction, donc je ne sens plus rien. Je cherche mes mots.» Elle a dû laisser son travail d'enseignante et composer avec la vie de famille et ses deux enfants, qui sont maintenant de jeunes adultes. «La maladie, en principe, évolue plus lent...