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ALSACE : La tablette

LES TROIS EXPÉRIMENTATIONS DU PROJET DEMETER   
Porté par l' ABRAPA  (Association bas-rhinoise d’aide aux personnes âgées).  

 
 
La tablette 
 
La villa, coquette, s’appelle « Mon idéal ». Là, dans un lotissement de Russ (vallée de la Bruche) vivent Raymond (82 ans) et Éliane Braun (79 ans). Atteinte de la maladie de Parkinson, Éliane se déplace en fauteuil. Et ce matin, elle manipule une tablette numérique un peu fébrilement, devant la vingtaine de personnes qui a investi le pavillon pour voir à quel point, en quelques semaines, elle est devenue branchée… Roger, lui, préfère l’autre tablette, beaucoup plus grande, véritable écran d’ordinateur dressé sur son bureau. Comme une quinzaine d’autres personnes du département, le couple a été équipé il y a quelques mois dans le cadre du projet Démeter, porté par l’Abrapa (Association bas-rhinoise d’aide aux personnes âgées).
Ces machines servent à la communication, avec la famille et les soignants. Grâce à la grande tablette tactile, le couple reçoit des mails de ses enfants, et peut en envoyer… en écrivant sur une feuille, par le biais d’un stylo numérique qui « photographie » le message rédigé. Et les visioconférences sont possibles avec l’infirmière qui les suit. « Tous les matins, je me connecte. S’ils sont connectés aussi, on se voit et on parle… » raconte Danièle Meneux, l’infirmière « coordinatrice » qui suit le couple. Ceci ne supplée heureusement pas le passage, essentiel, d’infirmières matin et soir. Lesquelles, désormais, rédigent leurs rapports sur les soins effectués par le biais du stylo numérique… Une télé avec accès Internet est par ailleurs installée dans une chambre.
Chez les personnes seules, cet outil de communication peut servir d’alarme en le couplant à des capteurs repérant, par exemple, les utilisations du lit ou du frigo.
Pour l’instant, le couple ne débourse rien. Mais quand l’expérimentation sera terminée, dans le courant de l’année prochaine, une formule d’abonnement devra sans doute être envisagée.

Le smartphone

Pour rassurer leurs proches autant qu’eux-mêmes, les personnes âgées portent parfois des colliers ou des bracelets d’alarme qui ne brillent pas forcément par leur élégance et ne fonctionnent que dans un certain périmètre. En partenariat avec l’Abrapa, la société AlyaCom a eu l’idée d’utiliser pour ce service d’alerte un outil en voie de banalité : le smartphone. On télécharge une application et arrive un point rouge au milieu de l’appareil qu’il suffit d’appuyer pour prévenir, en cas de problème, la plateforme d’assistance de l’Abrapa. Le système permet évidemment de parler, mais aussi, et surtout, de géolocaliser la personne. Vingt Bas-Rhinois expérimentent actuellement ce système.

La maison

La maison témoin Adorha, que la société Nouvelle Maison d’Alsace (NMA) construit dans le parc des Roselières, à Obernai, se veut non seulement écologique (elle produira plus d’énergie qu’elle n’en consomme) mais également « accessible et évolutive ». Bien évidemment, dans cette villa de 135 m² conçue avec le CEP-Cicat, association spécialisée dans le conseil aux personnes handicapées, les fauteuils circulent largement, les interrupteurs sont placés plus bas et les prises posées plus hautes… Mais on envisage de la rendre encore plus bienveillante en la truffant de gadgets utiles tels que des détecteurs de présence, des chemins de lumière pour se repérer dans les couloirs la nuit, des portes motorisées, etc.

Paru dans l Alsace.fr 
http://www.lalsace.fr/actualite/2011/08/24/la-tablette

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