Loi n° 2011-901 du 28 juillet 2011 relative notamment au fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées
loi du 28 juillet 2011 :
comporte, en premier lieu, une série de dispositions destinées à
améliorer le fonctionnement des Maisons départementales des personnes
handicapées (MDPH), qu’il s’agisse, par exemple, des conditions dans
lesquelles ces structures pourront recruter leurs personnels, de l’accès
de ces personnels aux formations dispensées par le centre national de
la fonction publique territoriale, de la mise en place d’une convention
pluriannuelle d’objectifs et de moyens (Cpom) entre chaque MDPH, l’État,
le conseil général et, le cas échéant, les autres membres du groupement
ou encore des conditions dans lesquelles les personnes handicapées
pourront accéder aux services des MDPH et à la permanence téléphonique
mise en place par chaque MDPH.
- Cette loi comporte également un certain nombre de
dispositions en matière d’emploi et de travail des personnes
handicapées, qu’il s’agisse de la base légale désormais conférée aux
plans régionaux pour l’insertion des travailleurs handicapés (PRITH), de
la réaffirmation du rôle de l’État et du service public de l’emploi
comme pilotes des politiques d’insertion professionnelle des personnes
handicapées, de l’élargissement du champ de compétences du fonds
d’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique
(FIPHFP), ou encore de la définition du rôle des organismes de placement
spécialisés (les « Cap emploi ») et des conditions dans lesquels ils
contribuent, en complémentarité avec Pôle emploi, à l’insertion
professionnelle des personnes handicapées.
- On signalera également, parmi les autres dispositions issues de cette loi :
-
la modification des critères de versement de la subvention spécifique
et des aides au poste aux entreprises adaptées ainsi qu’aux centres de
distribution de travail à domicile ;
- l’extension du champ
d’application des mesures de protection de la santé et de la sécurité au
travail (mentionnées à l’article L. 4111-3 du code du travail) aux
jeunes handicapés ou présentant des difficultés d’adaptation ;
-
la reconnaissance automatique de la qualité de travailleur handicapé
pour les stagiaires : l’ouverture de droits à la prestation de
compensation du handicap, à l’allocation compensatrice pour tierce
personne ou à l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé à l’égard
des jeunes de plus de 16 ans qui disposent d’une convention de stage
vaudra désormais reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé,
pendant la durée du stage ;
- l’instauration, par décret (à
paraître) d’un montant minimal d’achat auprès d’une entreprise adaptée
ou d’un établissement et service d’aide par le travail permettant aux
entreprises dites « à quota zéro » de s’exonérer de la « surcontribution
Agefiph ».
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