Mise en évidence des troubles dans le traitement de la récompense dans la maladie de Parkinson
Lors du développement de la maladie de Parkinson, des troubles comportementaux liés à une mauvaise appréciation des signaux de récompense ou une trop grande prise de risque, comme par exemple des comportements d’hypersexualité ou de jeux pathologiques peuvent intervenir. Ces comportements, regroupés sous le terme de troubles du contrôle des impulsions (TCI), peuvent survenir de façon spontanée au cours du développement de la maladie, ou, plus souvent lors de l’administration d’un traitement dopaminergique.
Des chercheurs ont utilisé une technique de mesure cérébrale particulière, la stimulation magnétique transcrânienne, afin d'essayer de comprendre les mécanismes qui sous-tendent les TCI. Moyennant des réglages techniques bien particuliers, les auteurs de cette étude ont pu mesurer le degré d’inhibition et/ou de facilitation dans le cortex moteur primaire.
Dans une précédente étude conduite chez des sujets sains, la même équipe avait mis en évidence dans cette région motrice un plus grand degré d’inhibition intracorticale et une moindre facilitation en réponse à une forte attente de récompense monétaire.
Dans cette étude, les auteurs avaient proposé une médiation de cet effet par la circuiterie dopaminergique mésolimbique. Pour tester cette hypothèse, les auteurs ont utilisé le même paradigme respectivement dans un groupe de patients atteints de maladie de Parkinson avec ou sans médication dopaminergique (dites conditions ON et OFF) et dans un groupe de sujets témoins appariés.
Dans ce but, les patients ont été soumis dans les conditions ON et OFF à deux tâches expérimentales principales : une première simulant l’utilisation d’une machine à sous avec un degré d’attente des gains variables ; une seconde tâche, classique en psychologie expérimentale, « l’Iowa Gambling Task », mettant en scène un jeu de cartes avec différents comptoirs variant en termes de prise de risque sur les mises en jeu et conduisant généralement à une diminution de la prise de risque au fur et à mesure des essais.
Dans ces deux tâches, les résultats furent clairs. Concernant les mesures corticales, les sujets témoins présentaient une plus forte facilitation intracorticale lorsque la récompense attendue était faible, ce qui n’était pas vrai pour les patients en condition OFF, supportant l’idée d’une modulation de l’effet de la récompense sur l’activité du cortex moteur primaire par la dopamine.
De plus, grâce à l’introduction dans le paradigme expérimental de « l’Iowa Gambling Task », les chercheurs ont montré que cet effet de la médication était également vrai sur le plan comportemental.
Ainsi, ces résultats suggèrent qu’une attente de récompense diminuée est aussi médiée par les circuits dopaminergiques corticaux et que le signal de récompense cortical peut être en partie restauré par la médication.
Lors du développement de la maladie de Parkinson, des troubles comportementaux liés à une mauvaise appréciation des signaux de récompense ou une trop grande prise de risque, comme par exemple des comportements d’hypersexualité ou de jeux pathologiques peuvent intervenir. Ces comportements, regroupés sous le terme de troubles du contrôle des impulsions (TCI), peuvent survenir de façon spontanée au cours du développement de la maladie, ou, plus souvent lors de l’administration d’un traitement dopaminergique.
Des chercheurs ont utilisé une technique de mesure cérébrale particulière, la stimulation magnétique transcrânienne, afin d'essayer de comprendre les mécanismes qui sous-tendent les TCI. Moyennant des réglages techniques bien particuliers, les auteurs de cette étude ont pu mesurer le degré d’inhibition et/ou de facilitation dans le cortex moteur primaire.
Dans une précédente étude conduite chez des sujets sains, la même équipe avait mis en évidence dans cette région motrice un plus grand degré d’inhibition intracorticale et une moindre facilitation en réponse à une forte attente de récompense monétaire.
Dans cette étude, les auteurs avaient proposé une médiation de cet effet par la circuiterie dopaminergique mésolimbique. Pour tester cette hypothèse, les auteurs ont utilisé le même paradigme respectivement dans un groupe de patients atteints de maladie de Parkinson avec ou sans médication dopaminergique (dites conditions ON et OFF) et dans un groupe de sujets témoins appariés.
Dans ce but, les patients ont été soumis dans les conditions ON et OFF à deux tâches expérimentales principales : une première simulant l’utilisation d’une machine à sous avec un degré d’attente des gains variables ; une seconde tâche, classique en psychologie expérimentale, « l’Iowa Gambling Task », mettant en scène un jeu de cartes avec différents comptoirs variant en termes de prise de risque sur les mises en jeu et conduisant généralement à une diminution de la prise de risque au fur et à mesure des essais.
Dans ces deux tâches, les résultats furent clairs. Concernant les mesures corticales, les sujets témoins présentaient une plus forte facilitation intracorticale lorsque la récompense attendue était faible, ce qui n’était pas vrai pour les patients en condition OFF, supportant l’idée d’une modulation de l’effet de la récompense sur l’activité du cortex moteur primaire par la dopamine.
De plus, grâce à l’introduction dans le paradigme expérimental de « l’Iowa Gambling Task », les chercheurs ont montré que cet effet de la médication était également vrai sur le plan comportemental.
Ainsi, ces résultats suggèrent qu’une attente de récompense diminuée est aussi médiée par les circuits dopaminergiques corticaux et que le signal de récompense cortical peut être en partie restauré par la médication.
Date de publication : 21-09-2011
Commentaires
Enregistrer un commentaire