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INITIATIVE A DEVELOPPER EN FRANCE

ÉVREUX CHERCHE UN TOIT 
 Le Groupement des parkinsoniens de l'Eure veut créer une structure d'accueil de jour pour rompre l'isolement des malades et des familles
 «Il faut une maison d'accueil de jour des malades de Parkinson », affirme Alain Nazon, président du GPE (Groupement des parkinsoniens de l'Eure) regroupant une cinquantaine d'adhérents.
« Nous avons commencé à mobiliser les acteurs locaux sur ce projet. Cette structure pourrait concerner potentiellement 2 000 malades et leur famille et en particulier le bassin de vie du sud de l'Eure et le triangle Evreux, Vernon, Louviers », précise Alain Nazon engagé dans le combat que mène son épouse Christiane qui a observé les premiers symptômes, en 1996, à 42 ans.
Cette maladie neuro dégénérative très insidieuse se manifeste par des troubles du mouvement et concerne environ 150 000 personnes en France.
Lors d'une réunion en présence de Jean-Paul Wagner, président de la fédération nationale des groupements de parkinsoniens, mais aussi de Francis Obé, maire d'Arnières-sur-Iton (et délégué communautaire à l'agglo d'Evreux), l'association a posé les bases d'un projet qui pourrait voir le jour dans le département et pourquoi pas près d'Evreux.

Ce serait une nouvelle étape pour l'association qui assure des permanences mensuelles à Evreux, Bernay, Pont-Audemer et Verneuil-sur-Avre pour rompre l'isolement des malades et de leur famille et intervient dans les écoles de professions de santé.
« Il nous faut convaincre les politiques et l'agence régionale de santé pour créer cette structure sur le modèle de la maison de vie Adrien Granger qui existe depuis 2008 à Saint-Etienne, dans la Loire », poursuit Alain Nazon.
Vice-présidente du GPE, membre élue de la conférence nationale de santé (organisme consultatif auprès du ministère de la Santé), Christiane Nazon a eu l'occasion de visiter cet établissement pilote qui offre un accueil de jour spécialisé aux personnes sévèrement atteintes.
« Notre ambition est d'offrir un double service, avec la présence en un même endroit de personnels médicaux comme des kinés ou des orthophonistes mais aussi de soulager les accompagnants avec ce lieu d'écoute », explique Christiane Nazon. Car Parkinson mobilise énormément l'entourage confronté au quotidien à cette angoissante maladie encore incurable. Alors qu'un comité de pilotage interministériel sur la maladie de Parkinson a été installé cet été, à la suite d'états généraux organisés en 2010, l'association espère que la dynamique d'un plan Parkinson débouchera sur des dispositions concrètes.
SOPHIE BOGATAY
Accompagner
les malades
et l'entourage

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