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Le gouvernement durcit le ton sur les arrêts maladie

Un jour de délai de carence sera instauré pour les fonctionnaires, et quatre pour les salariés du privé.

Les fonctionnaires seront davantage touchés par la rigueur. Le gouvernement a tranché ce mardi : un jour de carence sera instauré pour les fonctionnaires en cas d'arrêt maladie. Un peu plus tôt dans la journée, le premier ministre, François Fillon, avait jugé devant les députés cette hypothèse «raisonnable». Le délai de carence correspond au laps de temps, au début de l'arrêt, au cours duquel l'assuré ne perçoit pas d'allocation.
Dans le privé, le délai de carence est actuellement de trois jours. Mais dans le cadre du plan de rigueur, le gouvernement prévoit de le porter à quatre, ont précisé Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ce mardi. Une mesure atténuée, selon l'entourage de la ministre, par les accords de prévoyance dont sont pourvus 70% des salariés, et qui réduisent ou annulent parfois ce délai.

Les arrêts courts plus pénalisés

Ce jour supplémentaire devrait représenter une économie de l'ordre de 200 millions d'euros. C'est autant que la proposition initiale du gouvernement, qui avait suscité un tollé, de réduire de 6% les indemnités journalières pour les salariés du privé. La solution alternative finalement adoptée pénalisera moins les arrêts maladie de longue durée, et davantage les congés courts.

«Par souci d'équité», les fonctionnaires ne seront donc pas épargnés. L'instauration d'un jour de carence dans les trois fonctions publiques est une première. Et représente un durcissement de la position initiale du gouvernement, qui souhaitait que seules les primes des fonctionnaires soit concernées par ce délai. C'est finalement tout le traitement des agents qui sera touché. Selon Bercy, cette mesure devrait rapporter 240 millions d'euros, dont 130 millions pour l'Etat.
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