Le problème avec la maladie de Parkinson, c’est la perte progressive de la mobilité. Avec une prise en charge adaptée, on peut préserver plus longtemps la qualité de vie.
LA KINÉ AMÉLIORE LE CONTRÔLE DES GESTES
Le manque d’activité aggrave les
raideurs des articulations et la perte musculaire liées à la maladie. Il
faut donc continuer à bouger le plus longtemps possible. Au début, le
mieux est de continuer à pratiquer son sport favori : natation, vélo,
danse et marche, de préférence à grandes enjambées et en exagérant le
balancement naturel des bras. Ce qui renforce l’efficacité du
traitement. À un stade avancé, on fait appel à la rééducation.
Le kiné apprend au malade à solliciter mentalement la motricité
volontaire. Il lui demande ainsi de se représenter les mouvements avant
de les réaliser et de décomposer les gestes en séquences, puis de les
répéter sous forme d’exercices. "À cause de la maladie, tous les
automatismes disparaissent. Il faut donc en acquérir d’autres permettant
d’effectuer des gestes précis, raconte Monique Pizani. Intérieurement,
je dis à mes jambes de marcher. Je commande alors moi-même la connexion
nerveuse… et j’avance les pieds. Mes séances de kiné m’aident beaucoup."
L'ORTHOPHONIE AIDE A MIEUX ARTICULER
Les troubles de la parole surviennent après six à dix ans d’évolution. Les techniques d’orthophonie reposent sur la posture, l’apprentissage du contrôle respiratoire, de l’intonation, la correction du débit… "J’ai d’abord suivi une méthode classique, raconte Monique Pizani, puis il y a deux ans, la méthode LSVT (Lee Silverman Voice Treatment), d’origine américaine : on vous fait crier pendant un mois, et ça marche ! La preuve : je n’ai plus de problèmes et je fais des conférences. Je conseille de voir un orthophoniste sans attendre, dès les premiers troubles de l’élocution."
L’ERGOTHÉRAPIE ADAPTE LE CADRE DE VIE
Pour faciliter la vie de la personne, il faut aménager son environnement : pas de tapis, une douche plutôt qu’une baignoire… Si le handicap s’accentue, il peut être utile de s’adresser à un ergothérapeute*.
Après analyse du handicap, il fera des propositions concrètes afin de préserver le plus longtemps possible l’autonomie du malade : poignées dans les toilettes, couverts adaptés, fauteuil…
*46 € l’heure à domicile (non remboursé, mais des aides sont possibles). Se renseigner auprès de France Parkinson.
LES CURES THERMALES AMÉLIORENT LA MOBILITÉ
Trois stations thermales proposent des cures "spécial Parkinson" pour lutter contre la rigidité et améliorer la motricité : Lamalou-les-Bains (Hérault) en partenariat avec le CHU de Montpellier ; Ussat-les-Bains (Ariège) avec le CHU de Toulouse-Purpan ; Néris-les-Bains (Allier). Ces établissements offrent aussi des activités en concertation avec l’association France Parkinson.
Sur son site, l’association France Parkinson diffuse une information très complète sur la maladie. Elle propose aussi des actions de soutien.
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