La maladie de Parkinson idiopathique (MPI) a longtemps été considérée comme
relativement monolithique dans sa forme typique. Depuis quelques années, elle
suscite un regain d’intérêt peut-être du fait du recours croissant à l’imagerie
moléculaire pour son diagnostic positif, tout particulièrement face à des formes
précoces ou encore atypiques plus fréquentes qu’il n’y paraissait. La même
remarque vaut pour les syndromes parkinsoniens. Il en résulte un regard clinique
nouveau qui amène à s’interroger sur la signification de certains signes tant
sur un plan diagnostique que pronostique.
En témoignent les résultats d’une petite étude de cohorte dans laquelle ont été inclus 85 patients atteints d’une MPI plus ou moins évoluée. L’objectif était de rechercher une relation entre certaines variables et la survenue de dyskinésies induites par la lévodopa prescrite à doses thérapeutiques.
Ainsi, le tremblement de repos qui est souvent un signe précoce de la maladie à-t-il un lien avec la survenue de ces dyskinésies iatrogènes ? La réponse est apportée par une analyse multivariée du type régression logistique multiple qui a pris en compte divers signes ou variables potentiellement prédictifs des dyskinésies en question. A titre d’exemples : l’âge au début de la MPI, la durée de son évolution, les signes cliniques notamment le tremblement inaugural. Une analyse de Spearman a été en outre menée pour objectiver une relation éventuelle entre les facteurs épidémiologiques et le risque de dyskinésies plus ou moins sévères. Ces dernières ont été évaluées au moyen de l’échelle classique UPDRS (Unified Parkinson Disease Rating Scale)
Le tremblement inaugural de la MPI a ainsi été associé à une diminution significative du risque de dyskinésies iatrogènes, indépendamment des autres variables potentiellement prédictives, à savoir la durée de la maladie, de ses signes axiaux et de la dose de lévodopa. Cette relation n’est pas forcément un lien de causalité, mais elle n’en est pas moins intéressante. Quels sont les mécanismes pathogéniques sous-jacents à une telle association ? Une question sans réponse pour l’instant.
Dr Philippte Tellier
En témoignent les résultats d’une petite étude de cohorte dans laquelle ont été inclus 85 patients atteints d’une MPI plus ou moins évoluée. L’objectif était de rechercher une relation entre certaines variables et la survenue de dyskinésies induites par la lévodopa prescrite à doses thérapeutiques.
Ainsi, le tremblement de repos qui est souvent un signe précoce de la maladie à-t-il un lien avec la survenue de ces dyskinésies iatrogènes ? La réponse est apportée par une analyse multivariée du type régression logistique multiple qui a pris en compte divers signes ou variables potentiellement prédictifs des dyskinésies en question. A titre d’exemples : l’âge au début de la MPI, la durée de son évolution, les signes cliniques notamment le tremblement inaugural. Une analyse de Spearman a été en outre menée pour objectiver une relation éventuelle entre les facteurs épidémiologiques et le risque de dyskinésies plus ou moins sévères. Ces dernières ont été évaluées au moyen de l’échelle classique UPDRS (Unified Parkinson Disease Rating Scale)
Le tremblement inaugural de la MPI a ainsi été associé à une diminution significative du risque de dyskinésies iatrogènes, indépendamment des autres variables potentiellement prédictives, à savoir la durée de la maladie, de ses signes axiaux et de la dose de lévodopa. Cette relation n’est pas forcément un lien de causalité, mais elle n’en est pas moins intéressante. Quels sont les mécanismes pathogéniques sous-jacents à une telle association ? Une question sans réponse pour l’instant.
Dr Philippte Tellier
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