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Limiter les troubles psychiques

L’optimisation du traitement antiparkinsonien permet le plus souvent de limiter les troubles psychiques fréquemment associés à la maladie.

Environ un tiers des patients atteints de la maladie de Parkinson ont des hallucinations visuelles, manifestation psychotique la plus fréquente de la maladie de Parkinson. Environ 40 % à 50 % ont un trouble de l’humeur ou une dépression au cours de leur maladie. La démence est fréquente en fin de vie chez les patients parkinsoniens et justifie d’arrêter les médicaments susceptibles d'aggraver les troubles cognitifs.
Certains facteurs sont à l’origine de ces troubles (infection, déshydratation, trouble métabolique) et sont à éliminer.
La réduction de la posologie, voire l’arrêt des antiparkinsoniens les plus susceptibles de provoquer des troubles d’allure psychotique, parviennent parfois à rendre les troubles psychotiques acceptables.
Un traitement antipsychotique, tel que la clozapine (Leponex° ou autre), n’est justifié que quand il persiste des troubles importants qui gênent le patient ou son entourage, en raison des effets indésirables parfois graves de ce médicament.
Certains antidépresseurs (surtout imipraminiques) ont une efficacité à court terme mais exposent à des effets indésirables fréquents et gênants.
En somme, en cas de troubles psychiques chez un patient parkinsonien, mieux vaut d’abord optimiser le traitement antiparkinsonien en cherchant le meilleur compromis entre le contrôle des troubles moteurs et les effets indésirables psychiques.

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