Cette
recherche publiée dans l'édition de décembre FASEB Journal suggère
qu'une substance présente dans le sang des patients atteints de la
maladie de Parkinson pourrait conduire à un test de diagnostic
définitif. Il s'agit d'une protéine, nommée alpha-synucléine
phosphorylée, déjà associée par de précédentes études à la maladie. Ce
test sanguin ouvre la voie à un meilleur diagnostic de la maladie, avant
l'apparition de symptômes extérieurs et va permettre aux patients comme
aux sougnants de se préparer au mieux à l'arrivée de la maladie.
Ces
scientifiques britanniques sont parvenus à développer un test sanguin
simple pour détecter la maladie de Parkinson, même dès ses stades
précoces. Le développement de ce test a
été possible grâce à la découverte de cette substance dans le sang,
appelée « alpha-synucléine phosphorylée » présente chez les personnes
ayant la maladie de Parkinson et à la recherche d'un processus pour
identifier sa présence dans le sang.
"Un test sanguin pour la maladie de Parkinson permet de pouvoir savoir si une personne est en danger de contracter la maladie, avant même le début des symptômes", explique le Pr. David Allsop, de la Division des Sciences biomédicales et de la Vie de l'Université de Lancaster (UK). "Cela
pourra contribuer également au développement de médicaments qui peuvent
protéger le cerveau et donc participer à une meilleure qualité de vie
et de santé des personnes âgées."
Pour développer ce test sanguin
de la maladie de Parkinson, Allsop et ses collègues ont étudié un
groupe de personnes diagnostiquées avec la maladie et un groupe témoin,
constitué de personnes saines du même âge. Des échantillons de sang de
chaque groupe ont été analysés pour déterminer les niveaux
d'alpha-synucléine phosphorylée. Les niveaux s'avèrent plus élevés chez
les participants atteints. Les chercheurs ont donc développé un test
sanguin qui détecte la présence d'alpha-synucléine phosphorylée, ce qui
permet ce diagnostic très précoce de la maladie.
"La plupart des gens qui pensent de la maladie de Parkinson, pensent aux symptômes extérieurs, comme les mouvements involontaires", ajoute le Dr. Gerald Weissmann, rédacteur en chef du FASEB Journal, "mais
beaucoup de patients atteints de Parkinson développent également des
troubles neurologiques bien plus difficiles à détecter. Avoir à
disposition un test sanguin permet non seulement aux médecins d'éliminer
les autres causes possibles des symptômes mais ouvre l'opportunité
d'une détection précoce qui peut aider les patients et les soignants à
se préparer à l'arrivée de la maladie. "
Source: FASEB J. December 2011 25:4127-4137; doi:10.1096/fj.10-179192
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