Trois messages a retenir du professeur Pierre Cesaro
Hôpital Henry Mondor (Créteil)
L'inflammation dans la maladie de Parkinson : un nouvel espoir de traitement ?
Rapporté par Pierre Cesaro
L’activation inflammatoire des cellules microgliales est connue au cours de la MP. Cause ou conséquence ? La première hypothèse est confortée par des résultats expérimentaux :
- elle est observée et mesurable par l’imagerie TEP au début de la MP ;
- elle est observée dans les modèles expérimentaux de MP.
Le groupe rapporte des résultats qui dissèquent les mécanismes en cause. La synucléine humaine mutée peut être exprimée par des souris transgéniques, qui présentent des signes histologiques d’activation microgliale. Cette inflammation n’est pas observée chez des animaux dont l’expression de récepteurs de reconnaissance membranaire (PRR) est abolie par lésion génétique.
L’α-synucléine entraîne une perméation membranaire par formation de pores perméables aux ions qui entraînent une dépolarisation, d’autant plus qu’elle est sous forme fibrillaire en feuillets bêta. Cette microglie activée est susceptible de léser, in vitro, des neurones dopaminergiques, les autres catégories de neurones de la substantia nigra étant résistants.
Cette action fait intervenir des « toll like receptors » (TLR), et cet effet peut être aboli par des anticorps anti TLR. L’activation microgliale entraîne à son tour la production de cytokines aboutissant à un stress oxydatif. Selon ce schéma, l’inflammation est un phénomène précoce au cours de la MP, et pourrait ainsi devenir une cible thérapeutique.
On peut appréhender ainsi le rationnel de traitements destinés soit à limiter l’agrégation de la synucléine, soit à vacciner contre la synucléine (rapporté par ailleurs), soit à agir contre ce processus inflammatoire.
L'inflammation dans la maladie de Parkinson : un nouvel espoir de traitement ?
Rapporté par Pierre Cesaro
L’activation inflammatoire des cellules microgliales est connue au cours de la MP. Cause ou conséquence ? La première hypothèse est confortée par des résultats expérimentaux :
- elle est observée et mesurable par l’imagerie TEP au début de la MP ;
- elle est observée dans les modèles expérimentaux de MP.
Le groupe rapporte des résultats qui dissèquent les mécanismes en cause. La synucléine humaine mutée peut être exprimée par des souris transgéniques, qui présentent des signes histologiques d’activation microgliale. Cette inflammation n’est pas observée chez des animaux dont l’expression de récepteurs de reconnaissance membranaire (PRR) est abolie par lésion génétique.
L’α-synucléine entraîne une perméation membranaire par formation de pores perméables aux ions qui entraînent une dépolarisation, d’autant plus qu’elle est sous forme fibrillaire en feuillets bêta. Cette microglie activée est susceptible de léser, in vitro, des neurones dopaminergiques, les autres catégories de neurones de la substantia nigra étant résistants.
Cette action fait intervenir des « toll like receptors » (TLR), et cet effet peut être aboli par des anticorps anti TLR. L’activation microgliale entraîne à son tour la production de cytokines aboutissant à un stress oxydatif. Selon ce schéma, l’inflammation est un phénomène précoce au cours de la MP, et pourrait ainsi devenir une cible thérapeutique.
On peut appréhender ainsi le rationnel de traitements destinés soit à limiter l’agrégation de la synucléine, soit à vacciner contre la synucléine (rapporté par ailleurs), soit à agir contre ce processus inflammatoire.
Date de publication : 12-12-2011
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