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Que retenir du congrèe WPD 2011

Intérêt du diagnostic et de la prise en charge thérapeutique des signes non moteurs de la maladie de Parkinson au stade précoce
 Au cours de la maladie de Parkinson (MP), il est établi que le processus pathogénique n’affecte pas que les neurones dopaminergiques de la substance noire. Il atteint différents noyaux du tronc cérébral, l’hypothalamus, le bulbe olfactif et le système nerveux autonome (SNA).
Ces lésions extra-nigrales se traduisent par des symptômes non-moteurs, précédant les symptômes moteurs caractéristiques de la maladie. Les plus fréquents sont les troubles du comportement en sommeil paradoxal, l’hyposmie, les troubles dysautonomiques (gastro-intestinaux, vésico-sphinctériens et cardio-vasculaires), les douleurs, les troubles de l’humeur (anxiété, dépression) et de la motivation (apathie).
L’hyposmie serait la conséquence de l’atteinte du bulbe olfactif et de centres olfactifs encéphaliques, tels que l’amygdale et le cortex périrhinal. Les troubles du comportement en sommeil paradoxal résulteraient de l’atteinte du locus subcoeruleus. Les troubles digestifs seraient la conséquence d’une atteinte précoce du noyau dorsal moteur du vague et/ou du SNA, en particulier du système nerveux entérique.
Malgré leur prévalence de 98,6% au cours de la maladie et leur impact négatif reconnu sur la qualité de vie, ils restent sous-diagnostiqués. Il est recommandé de les évaluer dès la première consultation diagnostique et de mettre en œuvre une prise en charge adaptée si présents. Différentes échelles standardisées peuvent être utilisées, tels que les Scales for Outcomes in PD (SCOPA), le Non-motor symptoms questionnaire (NMS-Quest) ou le Movement Disorder Society-Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (MDS-UPDRS).

Le délai moyen entre le début des signes non-moteurs ou stade « pré-moteur » et le début des signes moteurs caractéristiques de la maladie est estimée à 6 ans mais reste largement débattue, pouvant atteindre au moins 20 ans selon certains auteurs. La notion de stade pré-moteur rend indispensable la validation de biomarqueurs, notamment lorsque nous disposerons de traitements neuroprotecteurs.
Peu d’essais cliniques ont évalué de façon systématique le traitement des signes non moteurs de la MP à son stade de début. En conséquence, le traitement de ces symptômes dès le stade précoce de la maladie est souvent occulté, l’essentiel de la prise en charge thérapeutique consistant à corriger les signes moteurs de la maladie par des thérapies dopaminergiques substitutives.
Des essais thérapeutiques sont nécessaires en vue d’une optimisation de leur prise en charge thérapeutique.

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