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Effets de la L-Dopa sur la marche

Les difficultés de marche dans la maladie de Parkinson (MP) se caractérisent par une diminution de la vitesse de marche, de la longueur du pas et une augmentation du temps de double appui. Plus précisément, il existe une augmentation de la variabilité de la longueur du pas qui est plus ou moins DOPA sensible.
La variabilité du temps de double appui, qui est considérée comme un paramètre de l’adaptation posturale au cours de la marche, ne répond pas au traitement dopaminergique. Le freezing est un des symptômes les plus singuliers rencontrés dans la MP.
Cette incapacité transitoire à initier ou à maintenir le pas est favorisée par des conditions de tâches multiples et peut être limitée par l’utilisation d’indices visuels. Toutefois, l’effet de ceux-ci sur la variabilité de la marche est encore discuté. L’indiçage sonore (métronome) diminue celle-ci alors que les stratégies attentionnelles l’augmentent.

Un travail publié dans Movement Disorders a précisé l’influence des traitements dopaminergiques sur l’efficacité de l’indiçage en utilisant un système portable d’analyse de la marche (contact dans les chaussures). Ce « Stride Analyzer » permet d’obtenir les informations suivantes : vitesse de marche, amplitude du pas, fréquence de marche, variabilité de la durée de la foulée et du temps de double appui.
Cinquante patients avec une MP ont été inclus dans cette étude. L’évaluation a été faite au domicile du patient le matin avant la prise médicamenteuse (off) et 1h après celle-ci (on). Deux stratégies d’indiçage ont été testées de manière randomisée et chaque patient a effectué 2 essais pour chaque condition. L’état de blocage et de déblocage a été évalué avec une échelle visuelle analogique.
L’indiçage interne consistait à dire au patient d’essayer de faire les plus grands pas possibles. La fréquence du métronome était calculée en fonction de celle observée au décours de 3 marches de 6 m en on et en off. Pendant le test de marche non indicé, les patients devaient marcher à leur rythme.
Au total, le patient devait faire 7 parcours de 6 m : 3 non indicé puis 2 avec indiçage auditif et 2 avec indiçage interne. En état on, la vitesse de marche, la longueur de la foulée et la variabilité de la durée de la foulée étaient améliorées mais le traitement n’avait aucun effet sur la durée du double appui et la fréquence du pas. L’indiçage améliorait la vitesse de marche et la durée de la foulée en off mais aussi en état on. Par contre, seul l’indiçage sonore améliorait la variabilité du double support et de la durée de la foulée.

Ce travail permet donc de suggérer que l’indiçage sonore agit via un système non dopa-sensible et pourrait être une source d’amélioration de la marche, prévenant ainsi les chutes.

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