Dans cette revue de la littérature récente, les auteurs font un point
sur les troubles émotionnels intervenant dans la maladie de Parkinson et
accompagnant la symptomatologie classique de la maladie. Quelles en
sont les principales conclusions ?
Premièrement, la maladie de Parkinson s’accompagne souvent d’un fort taux de dépression et une proportion importante de patients présente un certain niveau d’anxiété ou d’apathie. Dans la littérature, de nombreuses recherches suggèrent que la dépression dans la maladie de Parkinson est liée à des troubles des fonctions exécutives sous-tendues par les lobes frontaux. Les auteurs soulignent que les troubles dépressifs peuvent être indicateurs d’une tendance à développer une maladie de Parkinson, avec des données soulignant que ces troubles pourraient faire partie d’un complexe ayant une origine familiale.
En outre, de nombreuses données soulignent que cette dépression semble être d’origine endogène plutôt que réactive, c’est-à-dire liée à des aberrations de la neurotransmission entre les aires frontales et sous-corticales impliquant la dopamine, la sérotonine, et la noradrénaline. Encore plus précisément, les auteurs citent de récentes études montrant que l’origine de la dérégulation de l’humeur intervenant dans la maladie pourrait être due à une mauvaise interaction entre les voies sérotoninergiques et dopaminergiques, conduisant à un dysfonctionnement du circuit cérébral de la récompense, conduisant à l’élaboration de traitement ciblant les récepteurs D2 et D3 dopaminergiques.
Comme le soulignent les auteurs et de nombreuses études récentes, les troubles émotionnels associés à la maladie de Parkinson sont de plus en plus étudiés, caractérisés et apparaissent aujourd’hui aussi handicapants que les symptômes moteurs classiques de la maladie. Cependant, les traitements ciblant ces troubles émotionnels sont nettement moins avancés.
Les auteurs notent que la dépression chez les patients parkinsoniens est associée à de plus hauts taux de démences, psychoses et d’AVC que les patients non déprimés et les patients non atteints de maladie de Parkinson. Ces patients sont également plus souvent sujets à des hospitalisations médicales et psychiatriques.
Les auteurs terminent leur revue par certaines recommandations importantes. Ils notent que l’évaluation neuropsychologique des patients doit inclure des échelles des trois conditions affectant souvent les patients : la dépression, l’anxiété et l’apathie. Leurs recommandations incluent notamment les échelles “15-item Geriatric Depression Scale”, “Beck Depression Inventory”, “Beck Anxiety Inventory”, “State Trait Anxiety Inventory”, “Apathy Scale”. Ces échelles sont essentiellement des autoquestionnaires, facilement administrables en clinique et pouvant servir d’outil dans le dépistage et l’orientation de traitement.
Il paraît donc important que les cliniciens prenant en charge les patients soient au fait des recherches sur les troubles affectifs survenant dans la maladie. Parfois, les antidépresseurs et les anxiolytiques peuvent aider à traiter les troubles de l’humeur, mais il n’y a en revanche aucun traitement validé actuellement ciblant l’apathie dans la maladie de Parkinson.
En conclusion, la recherche fondamentale et translationnelle sur l’étiologie et le traitement des troubles émotionnels chez les patients devrait participer à l’amélioration de la prise en charge des patients actuels et futurs.
Premièrement, la maladie de Parkinson s’accompagne souvent d’un fort taux de dépression et une proportion importante de patients présente un certain niveau d’anxiété ou d’apathie. Dans la littérature, de nombreuses recherches suggèrent que la dépression dans la maladie de Parkinson est liée à des troubles des fonctions exécutives sous-tendues par les lobes frontaux. Les auteurs soulignent que les troubles dépressifs peuvent être indicateurs d’une tendance à développer une maladie de Parkinson, avec des données soulignant que ces troubles pourraient faire partie d’un complexe ayant une origine familiale.
En outre, de nombreuses données soulignent que cette dépression semble être d’origine endogène plutôt que réactive, c’est-à-dire liée à des aberrations de la neurotransmission entre les aires frontales et sous-corticales impliquant la dopamine, la sérotonine, et la noradrénaline. Encore plus précisément, les auteurs citent de récentes études montrant que l’origine de la dérégulation de l’humeur intervenant dans la maladie pourrait être due à une mauvaise interaction entre les voies sérotoninergiques et dopaminergiques, conduisant à un dysfonctionnement du circuit cérébral de la récompense, conduisant à l’élaboration de traitement ciblant les récepteurs D2 et D3 dopaminergiques.
Comme le soulignent les auteurs et de nombreuses études récentes, les troubles émotionnels associés à la maladie de Parkinson sont de plus en plus étudiés, caractérisés et apparaissent aujourd’hui aussi handicapants que les symptômes moteurs classiques de la maladie. Cependant, les traitements ciblant ces troubles émotionnels sont nettement moins avancés.
Les auteurs notent que la dépression chez les patients parkinsoniens est associée à de plus hauts taux de démences, psychoses et d’AVC que les patients non déprimés et les patients non atteints de maladie de Parkinson. Ces patients sont également plus souvent sujets à des hospitalisations médicales et psychiatriques.
Les auteurs terminent leur revue par certaines recommandations importantes. Ils notent que l’évaluation neuropsychologique des patients doit inclure des échelles des trois conditions affectant souvent les patients : la dépression, l’anxiété et l’apathie. Leurs recommandations incluent notamment les échelles “15-item Geriatric Depression Scale”, “Beck Depression Inventory”, “Beck Anxiety Inventory”, “State Trait Anxiety Inventory”, “Apathy Scale”. Ces échelles sont essentiellement des autoquestionnaires, facilement administrables en clinique et pouvant servir d’outil dans le dépistage et l’orientation de traitement.
Il paraît donc important que les cliniciens prenant en charge les patients soient au fait des recherches sur les troubles affectifs survenant dans la maladie. Parfois, les antidépresseurs et les anxiolytiques peuvent aider à traiter les troubles de l’humeur, mais il n’y a en revanche aucun traitement validé actuellement ciblant l’apathie dans la maladie de Parkinson.
En conclusion, la recherche fondamentale et translationnelle sur l’étiologie et le traitement des troubles émotionnels chez les patients devrait participer à l’amélioration de la prise en charge des patients actuels et futurs.
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