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Tarbes. 275 km à vélo : le défi de Marcel à la maladie

Ancien directeur de la bibliothèque de Tarbes, Marcel Pouyllau est atteint de la maladie de Parkinson depuis cinq ans. Loin de se résigner, ce sportif passionné se bat et s'est lancé un défi : de Bernac-Debat à Bordeaux à vélo.
Bien sûr, il y a la maladie. Sournoise, déclarée à l'aune de la retraite et qui accable la partie gauche du corps de tremblements et de blocages à répétition. « J'ai toujours été sportif. Du coup, je me pensais u peu invincible et à l'abri des pépins. Mais il a fallu se rendre à l'évidence. » Surtout au saut du lit, quand le corps meurtri le rappelle au souvenir de Parkinson. « ça m'a mis un sacré coup quand je l'ai appris. Ne serait-ce que par rapport à ses enfants, un papa aimerait être toujours solide. J'ai voulu passer au-dessus. »
C'est à travers le sport que ce père de trois enfants va rebondir. « Je me suis dit : c'est le vélo qui va te sauver la couenne. C'est un vecteur de combat contre le handicap. Si j'ai des problèmes pour la marche, la maladie ne m'empêche pas de pédaler. Dès que je reviens de 70 km de vélo, je pourrais presque me passer des médicaments. Je suis à vélo comme à 20 ans. » Habitué aux échappées en solitaire, ce Barbazanais a goûté une autre dimension de la petite reine en rejoignant la Roue libre à Bernac-Debat. Convivialité, solidarité, Marcel s'épanouit et retrouve là « toutes les vertus pour batailler ».
À tel point qu'il s'est lancé un nouveau défi pour le printemps : rallier Bordeaux et sa place de la Victoire. « C'est le nom idéal, surtout dans mon combat », sourit Marcel qui peut compter sur le soutien de France-Parkinson, des membres du club et de quelques grands noms du cyclisme comme André Darrigade, Jean-Paul Rey ou Marcel Queheille. Conséquence, ils seront un peloton d'une vingtaine de cyclistes à accompagner Marcel sur son trajet, au gré d'étapes symboliques via Notre-Dame des Cyclistes ou la piste cyclable Lapébie. « J'ai toujours aimé me fixer des challenges, être sur la brèche. Avec un peu d'entraînement, je ne devrais pas avoir de problème. J'ai des médicaments, comme tous les malades, mais sans le sport, ce libérateur, je n'en serais pas où j'en suis », lâche ce marionnettiste de 62 ans, bien décidé à ne pas jouer les pantins de la maladie.
La Dépêche.fr

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