Lune de miel
La majorité des patients parkinsoniens qui débutent un traitement avec la levodopa vont ressentir une amélioration considérable des symptômes. Cependant, l'effet de ces médicaments va avoir tendance à s'estomper avec le temps. C'est pourquoi on parle de lune de miel en début de traitement. Ce sont les années pendant lesquelles le traitement aura un maximum d'efficacité avec un minimum d'effets secondaires.
Les fluctuations de fin de dose
Après
quelques années, des fluctuations vont apparaître. Ces variations de
l'état du patient peuvent être de fin de dose, ce qui signifie qu'elles
surviennent à la fin de l'effet du précédent comprimé, avant la prise du
suivant ou avant que le suivant n'agisse. Elles se manifestent de plus
en plus rapidement après la prise du traitement, par la
réapparition de difficultés à la marche, d'un ralentissement général, y
compris parfois aussi de la pensée. Le patient peut se retrouver
bloqué, incapable d'avancer, de parler, de se mouvoir... jusqu'à la
prise ou l'effet du comprimé suivant. Ces fluctuations peuvent obliger
le patient à fragmenter la prise de ses médicaments en prenant éventuellement la même dose totale de levodopa huit fois par jour plutôt que quatre fois, par exemple.
Fluctuations ON/OFF
Avec
l'évolution de la maladie, des fluctuations imprévisibles peuvent
également apparaître. C'est ce qu'on appelle les symptômes ON/OFF, en
référence à un interrupteur qu'on aurait soudainement allumé ou éteint.
Contrairement aux fluctuations de fin de dose, elles surviennent
n'importe quand, sans que rien ne puisse les annoncer.
Les dyskinésies
Effets secondaires de la levodopa
Les dyskinésies apparaissent généralement après plusieurs années de traitements par levodopa. Elles correspondent à des mouvements anormaux du visage, du tronc et des membres, parfois impressionnants. Ces mouvements ne peuvent pas être contrôlés par le patient.
Plus impressionnants que handicapants
Les dyskinésies apparaissent généralement quand le taux de levodopa est maximum dans le cerveau,donc entre deux prises de médicament. Même si elles sont parfois très visibles, le patient préfère souvent les dyskinésies aux périodes de blocage.
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