Dans les actes de la vie quotidienne se combinent souvent simultanément
des mouvements volontaires et d’autres spontanés, s’effectuant
inconsciemment. Cette capacité motrice multitâche est atteinte dans la
maladie de Parkinson, puisque les patients ont souvent plus de mal à
réaliser des mouvements initiés en interne que ceux dont la source est
exogène, processus dénommé « akinésie paradoxale ».
Ainsi, l’enregistrement des mouvements des patients doit permettre de tester des hypothèses quant au rôle des ganglions de la base dans la régulation motrice intentionnelle et/ou plutôt automatisée.
Dans cette étude, les auteurs ont comparé les performances motrices d’un groupe de patients atteints de maladie de Parkinson sans médication avec un groupe de sujets contrôles appariés en âge alors qu’ils devaient atteindre une cible et devait revenir ensuite à leur posture initiale. Ainsi, les chercheurs ont pu essayer de quantifier le ratio entre les modes de contrôle automatique et volontaire contrôlant les degrés de liberté du bras.
Les chercheurs ont fait l’hypothèse que si les patients atteints de maladie de Parkinson ont une atteinte des circuits striato-frontaux touchant les actions automatiques, alors ceux qui sont en épisode « off » sur le plan médicamenteux devraient démontrer des troubles dans les composantes automatiques de l’action.
La méthodologie utilisée par les chercheurs pour aborder cette question fut relativement complexe. Assis, les participants à l’étude durent faire un mouvement d’atteinte intentionnel d’une cible dans une pièce noire et revenir ensuite à leur posture initiale.
Ce mouvement fut effectué selon trois conditions expérimentales différentes correspondant à trois formes d’orientation différentes : (i) de mémoire avec les yeux fermés ; (ii) avec une vision permanente sur la cible à atteindre ; (iii) en voyant seulement le bout de leur doigt bouger. Dans ces différentes conditions expérimentales, la trajectoire des différentes articulations fut mesurée et la vitesse de déplacement décomposée en fonction de certains degrés de liberté permettant d’avoir accès de façon séparée aux composantes intentionnelle et spontanée du mouvement.
Cette approche originale permit d’obtenir des résultats intéressants. Pendant les mouvements de rétractation, les valeurs accessoires des degrés de liberté étaient anormalement variables et prévalaient sur les valeurs liées à la tâche. En revanche, leurs mouvements intentionnels vers l’avant furent dominés par les valeurs liées à la tâche. Par ailleurs, une transition brutale put être mise en évidence entre modes de contrôle volontaire et automatique chez les patients chez qui, contrairement aux sujets contrôles appariés, la modalité d’orientation influence leur trajectoire posturale.
En conclusion de leur recherche, les auteurs plaident que leurs résultats supportent un point de vue émergent dans la communauté clinique soulignant une perte du contrôle automatisé dans la maladie de Parkinson contribuant elle-même à l’atteinte du contrôle moteur volontaire. Ainsi, le circuit cortico-basal semble fondamental pour permettre de maintenir et réguler un contrôle moteur impliquant de façon simultanée les deux composantes du mouvement.
Par Harold Mouras (Amiens)
Ainsi, l’enregistrement des mouvements des patients doit permettre de tester des hypothèses quant au rôle des ganglions de la base dans la régulation motrice intentionnelle et/ou plutôt automatisée.
Dans cette étude, les auteurs ont comparé les performances motrices d’un groupe de patients atteints de maladie de Parkinson sans médication avec un groupe de sujets contrôles appariés en âge alors qu’ils devaient atteindre une cible et devait revenir ensuite à leur posture initiale. Ainsi, les chercheurs ont pu essayer de quantifier le ratio entre les modes de contrôle automatique et volontaire contrôlant les degrés de liberté du bras.
Les chercheurs ont fait l’hypothèse que si les patients atteints de maladie de Parkinson ont une atteinte des circuits striato-frontaux touchant les actions automatiques, alors ceux qui sont en épisode « off » sur le plan médicamenteux devraient démontrer des troubles dans les composantes automatiques de l’action.
La méthodologie utilisée par les chercheurs pour aborder cette question fut relativement complexe. Assis, les participants à l’étude durent faire un mouvement d’atteinte intentionnel d’une cible dans une pièce noire et revenir ensuite à leur posture initiale.
Ce mouvement fut effectué selon trois conditions expérimentales différentes correspondant à trois formes d’orientation différentes : (i) de mémoire avec les yeux fermés ; (ii) avec une vision permanente sur la cible à atteindre ; (iii) en voyant seulement le bout de leur doigt bouger. Dans ces différentes conditions expérimentales, la trajectoire des différentes articulations fut mesurée et la vitesse de déplacement décomposée en fonction de certains degrés de liberté permettant d’avoir accès de façon séparée aux composantes intentionnelle et spontanée du mouvement.
Cette approche originale permit d’obtenir des résultats intéressants. Pendant les mouvements de rétractation, les valeurs accessoires des degrés de liberté étaient anormalement variables et prévalaient sur les valeurs liées à la tâche. En revanche, leurs mouvements intentionnels vers l’avant furent dominés par les valeurs liées à la tâche. Par ailleurs, une transition brutale put être mise en évidence entre modes de contrôle volontaire et automatique chez les patients chez qui, contrairement aux sujets contrôles appariés, la modalité d’orientation influence leur trajectoire posturale.
En conclusion de leur recherche, les auteurs plaident que leurs résultats supportent un point de vue émergent dans la communauté clinique soulignant une perte du contrôle automatisé dans la maladie de Parkinson contribuant elle-même à l’atteinte du contrôle moteur volontaire. Ainsi, le circuit cortico-basal semble fondamental pour permettre de maintenir et réguler un contrôle moteur impliquant de façon simultanée les deux composantes du mouvement.
Par Harold Mouras (Amiens)
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