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Quand Parkinson gêne aussi la mémoire


Dans le cadre des actions menées par France Parkinson 41, le neurologue François Thédrez fera un exposé, mercredi 23 mai, à Blois, sur la mémoire, qui peut faire défaut à des patients atteints de la maladie de Parkinson.
Comment fonctionne la mémoire ?
« C'est un patchwork où se côtoient les mémoires sémantique, autobiographique, épisodique, prospective… Désormais, on comprend mieux ce fonctionnement en réseaux. Chaque type de mémoire s'inscrit dans une localisation cérébrale. La mémoire se divise en trois étapes : il y a d'abord l'encodage, puis le stockage et enfin un temps de rappel. Chacun de ces trois moments peut être perturbé. »
Quels sont ces éléments perturbateurs ?
« Un patient atteint d'Alzheimer va rencontrer des problèmes d'encodage. Quant à la maladie de Parkinson, elle peut entraver l'épisode du rappel. Parkinson est avant tout une pathologie du mouvement. Grâce aux traitements, on peut restaurer la capacité motrice. Mais nos patients se plaignent aussi de troubles du sommeil spécifiques à la maladie de Parkinson, d'états dépressifs, de troubles digestifs et d'attention, de difficultés à se remémorer ou à restituer un souvenir. Aujourd'hui, on est beaucoup plus sensible à la qualité de vie du patient, dont fait partie la mémoire. »
Comment s'entretient la mémoire ?
« Le cerveau ne s'use que si on ne s'en sert pas. La mémoire se travaille très tôt par un entraînement régulier et varié. Le bachotage est désastreux. Le sommeil permet de renforcer l'apprentissage et la consolidation des acquis. L'âge n'est pas forcément synonyme du déclin de la mémoire. La mémoire reste un continent extraordinaire qu'on continue à explorer. »
Exposé sur les arcanes de la mémoire, mercredi 23 mai, de 14 h 15 à 17 h, salle municipale des Sarrazines, rue Latham, à Blois. Entrée libre.
Propos recueillis par C.N.

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