La maladie de Parkinson peut être associée à une longue liste de
complications thymiques et comportementales. Ces modifications
psychiques semblent dépendre du traitement dopaminergique du patient, et
plus exactement de son état d'hyper- ou d'hypodopaminergie cérébral. La
reconnaissance de l'impact neuropsychiatrique du traitement
dopaminergique substitutif chez les malades parkinsoniens apporte un
éclairage nouveau sur la compréhension des troubles de l'addiction. La
dopamine cérébrale constitue l'élément central de la physiopathologie de
l'addiction. Les troubles de l'addiction sont asservis aux fluctuations
dopaminergiques du système mésocorticolimbique. Tout comme les patients
parkinsoniens, les patients souffrants d'addiction passent par des
états d'hypo- et d'hyperdopaminergie, en fonction de la stimulation des
systèmes dopaminergiques cérébraux par les drogues d'abus. La "labilité"
des systèmes dopaminergiques cérébraux, sous l'influence d'une
substance psychoactive, conditionne les troubles du comportement
rencontrés chez les patients toxicomanes et précipite les sujets dans
l'addiction. À la lumière des récentes découvertes concernant la gestion
des troubles du comportement chez les patients parkinsoniens, nous
verrons que les traitements (médicaments, stimulation cérébrale)
agissant, directement ou indirectement, sur le système dopaminergique
mésocorticolimbique ainsi que les tests pharmacologiques de labilité du
système dopaminergique et l'imagerie médicale sont autant de pistes
thérapeutiques sérieusement envisagées pour la stabilisation de
l'équilibre dopaminergique des patients souffrant d'addiction et la
résolution de leurs troubles neuropsychiatriques.
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http://dumas.ccsd.cnrs.fr/docs/00/72/40/00/PDF/2012GRE17023_chevallier_cecile_1_D_.pdf
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