Josette Lèche, neurologue à Vendôme, est l'invitée du comité départemental France Parkinson le samedi 29 septembre.
Encore négligés, les troubles non-moteurs de la maladie de Parkinson feront l’objet d’une conférence, samedi 29 septembre, animée par une neurologue.
Pour sa nouvelle conférence, le comité départemental France Parkinson a invité Josette Lèche, neurologue à Vendôme. Au lieu de parler de la maladie dans sa globalité, le docteur a décidé d'orienter son intervention sur les troubles non-moteurs.
Comment a-t-on découvert ces troubles non-moteurs ?
« Il y a des années, on ne tenait compte dans la maladie que des troubles moteurs. On définissait Parkinson par une triade composée de tremblements, d'une akinésie (lenteur des mouvements) et de raideurs. Seulement, les docteurs et les scientifiques se sont aperçus que les patients se plaignaient de ne pas être bien alors qu'ils parvenaient à se déplacer correctement. On a vu apparaître des éléments de dépression sévère sur des gens en parfait état sur le plan moteur. On en a vu d'autres se taper des fous rires sans explication dans le dialogue. A la suite de cela, on a découvert, il y a maintenant une dizaine d'années, que la maladie touchait trois dimensions : moteur, sensitive et émotionnelle. »
En quoi la découverte de ces deux autres dimensions a-t-elle changé la perception de la maladie ?
« Finalement, on s'aperçoit que ce sont les deux autres dimensions (sensitive et émotionnelle) qui gênent le plus les patients et leur entourage. Voir quelqu'un qui reste sur sa chaise et donnant l'impression de ne s'intéresser à rien peut être difficile à admettre pour l'entourage et les aidants naturels. A côté de ces problématiques, les patients peuvent aussi souffrir de troubles dysautonomiques, qui atteignent le système nerveux autonome en altérant les fonctions urinaires, digestives et respiratoires. On est mieux quand on comprend toutes les facettes de la maladie. »
Pour traiter cette pathologie, les médicaments sont-ils efficaces ?
« Certains médicaments, visant à remplacer la dopamine défaillante lorsque le sujet est malade, peuvent avoir des effets indésirables, qui concerneraient 0,5 % de la population traitée, dont principalement des hommes. En stimulant trop la motricité et les affects, le traitement entraîne une modification totale du comportement, se traduisant par une hypersexualité ou encore une addiction aux jeux. »
Conférence samedi 29 septembre, de 9 h 45 à 12 h, au centre d'accueil (près de la Poste) à La Chaussée-Saint-Victor. Tout public. Réservations recommandées au 06.63.09.62.67.
Propos recueillis par Claire Neilz
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