Accéder au contenu principal

Des IRM pour mieux soigner la Maladie de Parkinson

IRM


À Grenoble, deux patients atteints de la maladie de Parkinson se sont vus implanté dans leurs cerveaux des électrodes grâce à une IRM pour guider les chirurgiens.

C'est une première européenne jamais réalisée auparavant. Des neurologues du CHU de Grenoble ont implanté des électrodes dans le cerveau de deux patients atteints de la maladie de Parkinson. Pour ce faire, ils se sont directement guidés à partir d'images fournies par une machine d'imagerie à résonance magnétique (IRM). 
"C'est la première fois qu'une équipe neurochirurgicale opère un patient souffrant d'une maladie de Parkinson en se guidant directement à partir des images d'une IRM alors que le patient est endormi dans l'appareil servant habituellement à réaliser des examens radiologiques", a annoncé lundi l'hôpital dans un communiqué.
Gagner en précision
La procédure habituelle impose en effet de fixer, quelques heures avant l'opération, un cadre sur la tête du malade sans qu'il ne s'endorme afin de réaliser des images les plus précises possible. Une technique très longue et inconfortable pour le patient.
"Jusqu’à présent, c’était en quelque sorte le prix que devait payer le patient pour avoir le plus de chance de succès lors de la chirurgie qui restait alors une intervention certes efficace mais souvent vécue comme éprouvante” rapporte le Pr Stéphan Chabardès, responsable de l'unité de neurochirurgie fonctionnelle au CHU de Grenoble avant d'ajouter "la possibilité de se guider directement sur les images IRM acquises alors que le patient est endormi nous permet de gagner du temps tout en gardant un excellent niveau de précision".
D'autres tests à venir
La technique de "stimulation cérébrale-profonde", qui consiste à implanter des électrodes au sein des structures profondes du cerveau de malades présentant un "échec" aux médicaments, est également appliquée aux personnes atteintes de TOC (troubles obsessionnels compulsifs) et de dépression grave. 

Ce procédé avec IRM devra néanmoins être comparé dans les prochains mois aux techniques déjà utilisées classiquement, et qui ont largement fait la preuve de leur efficacité, avant de pouvoir être appliquée en routine aux nombreux patients en attente de cette chirurgie.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Maladie de parkinson : quand finit la lune de miel…

A. MARTENS DE NOORDHOUT, Service universitaire de neurologie, Hôpital de la Citadelle, Liège La «lune de miel» entre le patient parkinsonien et son traitement à visée dopaminergique s’installe dès le début de celui-ci, s’il est bien toléré, et pour une durée de cinq à dix ans. Cet article s’intéresse aux problèmes et aux solutions que l’on peut appliquer lorsque la lune de miel se termine, c’est-à-dire au début des fluctuations (surtout motrices et dans une moindre mesure non motrices) de réponse au traitement. La théorie de la neurotoxicité de la lévodopa est rappelée. Le traitement doit être taillé sur mesure en fonction de l’âge du patient, les symptômes qui prédominent, les pathologies connexes, l’insertion professionnelle et sociale, et le support apporté par l’entourage. L’auteur envisage, sur base de son expérience, de nombreux cas de figure et propose des solutions spécifiques. Préambule En guise de préambule, cet essai n’est pas une revue exhaustive des recommandati...

Reconnaissance de la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle

Comme cela avait été annoncé lors du salon de l'agriculture, les tableaux des maladies professionnelles en agriculture ont été révisés par un décret publié dimanche 6 mai au Journal Officiel. Un nouveau tableau (n°58), annexé au livre VII du code rural et de la pêche maritime, fait ainsi son apparition et reconnaît «  la maladie de Parkinson provoquée par les pesticides  » comme maladie professionnelle. Le décret désigne par le terme de pesticides l’ensemble des « produits à usages agricoles et produits destinés à l'entretien des espaces verts (produits phytosanitaires ou produits phytopharmaceutiques) » ainsi que les biocides et les antiparasitaires vétérinaires. Dans la liste indicative des travaux susceptibles de provoquer la maladie de Parkinson figurent la manipulation des pesticides par contact ou par inhalation, le contact avec les cultures, les surfaces et les animaux traités par ces produits ou encore l'entretien des machines servant à diffuser ces produits. D...