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La maladie de Parkinson confondue avec l'ivresse

Un quadragénaire souffrant de la maladie de Parkinson et de bipolarité, suivi par l'Union départementale des associations familiales (UDAF) pour souffrances psychiques, comparaissait mardi devant le tribunal de police de Niort. Il était poursuivi pour ivresse publique et avoir tenu des propos incohérents aux policiers venus l'interpeller à son domicile suite à un coup de téléphone reçu par son voisin du dessous.
« Un appel malveillant de la part d'un voisin en conflit avec moi, a expliqué le prévenu à la barre du tribunal qui, ensuite, s'est ému des méthodes utilisées par les deux policiers. Ils ont tenté de me faire venir sur le palier. Puis l'un d'entre eux a forcé ma porte avec sa jambe. Ils se sont saisis de moi alors que j'étais dans mon appartement, m'ont plaqué au sol et mis les menottes derrière mon dos ».

Le diagnostic des policiers estimé un peu trop rapide
Le ministère public a reconnu que le diagnostic des policiers avait pu être un « peu trop rapide ». Précisant que le mélange du traitement médical suivi par le mis en cause et le verre de vin bu à table deux heures plus tôt pouvaient avoir conduit le prévenu à avoir un comportement ressemblant à de l'ivresse. Le ministère public a par ailleurs admis que la jurisprudence était constante dans ce domaine : personne ne peut être interpellé pour ivresse publique à l'intérieur de son domicile.
L'avocat de la défense, Me Olivier Martinez, a alors avoué sa satisfaction devant les réquisitions du ministère public puis a précisé que son client avait été ensuite maintenu toute une nuit en détention, au cours d'une procédure qui a « fortement ressemblé à une garde à vue ».
La présidente du tribunal a alors prononcé la relaxe de ce quadragénaire, tout en lui demandant d'être « vigilant la prochaine fois » qu'il écoutera de la musique.

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