La stimulation cérébrale fait peu à peu ses preuves dans le traitement de la maladie de Parkinson. Cette étude co-menée par l'Institut (français) du Cerveau et de la Moelle épinière et cofinancée par Medtronic, montre une amélioration de 26% de la qualité de vie au bout de 2 ans, chez les patients traités par stimulation vs médicament. Les conclusions publiées dans l'édition du 14 février du New England Journal of Medicine marquent une nouvelle étape vers l'utilisation élargie de la stimulation cérébrale en pratique clinique.
La
stimulation cérébrale profonde consiste à stimuler électriquement des
structures ciblées du cerveau. Une électrode est implantée
chirurgicalement dans le cerveau et reliée en sous-cutané par une
extension à un neurostimulateur implanté près de la clavicule ou au
niveau de l'abdomen. La stimulation électrique peut aussi être réglée
d'une manière non invasive.
L'étude Earlystim
menée dans 8 centres français et 9 centres allemands, a porté sur 251
patients, âgés en moyenne de 52 ans, atteints d'une forme précoce de la
maladie de Parkinson depuis 7,5 ans et randomisés en 2 groupes: l'un
traité par stimulation cérébrale profonde + médicaments et l'autre par
traitement médicamenteux seul. Le critère primaire était la qualité de
vie, évaluée à l'aide d'un questionnaire sur la maladie de Parkinson
(PDQ-39).
Les
chercheurs de l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière
constatent, à l'issue de 2 années de traitement, que les patients
stimulés ont une amélioration significative de 26% de leur qualité de
vie vs les patients traités par médicament. Ainsi, sur le critère de la
qualité de vie, le score moyen du groupe neurostimulation s'est amélioré
de 7,8 points, vs une aggravation de 0,2 points pour le groupe
pharmacothérapie. Les chercheurs constatent également des améliorations
dans les capacités motrices, l'humeur, les activités de la vie courant
et l'adaptation psychosociale.
Des événements indésirables ? La stimulation n'entraîne, de plus, aucune diminution des capacités mentales. Cependant
des événements indésirables graves sont intervenus chez 54,8% des
patients du groupe neurostimulation vs 44,1% du groupe pharmacothérapie.
Les
chercheurs concluent donc à la supériorité, chez ce type de patients de
la stimulation sous-thalamique au traitement médicamenteux.
Source: NEJM February 14, 2013DOI: 10.1056/NEJMoa1205158 Neurostimulation for Parkinson's Disease with Early Motor Complications
Commentaires
Enregistrer un commentaire