1/04/2013
Journée mondiale de lutte contre la maladie de Parkinson : une étude de l'association France Parkinson corrige les idées reçues
Une pathologique qui ne touche pas que des personnes âgées
« La réalité de la maladie de Parkinson est peu connue de l'entourage, du grand public mais aussi des professionnels de santé et il circule beaucoup de fausses idées », explique Danielle Vilchien, conseillère technique bénévole à l'association France Parkinson, elle-même touchée par la maladie.
L'une d'entre elles voudrait que la maladie de Parkinson soit réservée aux personnes âgées. Or, le diagnostic est posé en moyenne à 58 ans, alors qu'il s'est déjà écoulé trois ans depuis les premiers signes. Peut-être du fait d'une autre idée reçue ? En effet, les symptômes de la maladie sont multiples et pas seulement moteurs. Ainsi, le tremblement ne concerne que 64 % des parkinsoniens qui souffrent davantage de lenteur (88 %), de raideurs (85 %), de difficultés à écrire (79 %) et de douleurs (73,5 %). S'y ajoutent une fatigue excessive (83 %), des difficultés de concentration (66 %), une anxiété (58 %)...
La souffrance des malades sous-estimée
« Les médicaments atténuent les symptômes mais ils ne guérissent pas », remarque la bénévole. Ils doivent, en outre, être pris à heures fixes, jusqu'à cinq fois par jour, et ne sont pas dénués d'effets indésirables (mouvements incontrôlés, hallucinations visuelles, comportements excessifs ou de dépendance). Les malades se sentent incompris et s'inquiètent de leur devenir. D'autant plus que la perte d'autonomie progresse rapidement : elle concerne 44 % des parkinsoniens dans les deux ans qui suivent le diagnostic.
Les trois quarts des personnes qui travaillent encore considèrent que la maladie a un impact important sur leur vie professionnelle. Ainsi, 51 % ont dû réorganiser leur poste ou réduire leur temps de travail. Parmi celles qui ne travaillent plus, 20 % ont pris une retraite anticipée et 19 % sont en invalidité. Au final, c'est toute l'identité de la personne qui est affectée, avec beaucoup de malades qui finissent par s'isoler socialement. Audrey Plessis
* Étude menée auprès de plus de 700 malades adhérents à l'association.
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