Accéder au contenu principal

Cellules souches : un espoir pour les malades

Des chercheurs américains ont créé des cellules souches embryonnaires humaines à partir de cellules de peau en recourant à une technique de clonage, une première après plusieurs tentatives infructueuses dans le monde ces dernières années.

Ces scientifiques ont démontré pour la première fois avec leurs travaux, dévoilés ce mercredi, qu'il est possible de créer des cellules souches embryonnaires génétiquement identiques à la personne dont elles sont dérivées.


Prometteur pour soigner Parkinson, la sclérose en plaques…

Les cellules souches embryonnaires sont les seules ayant la capacité de se transformer en n'importe quelles cellules de l'organisme et de se multiplier sans limite, présentant ainsi un énorme potentiel thérapeutique.

Ces cellules sont particulièrement prometteuses pour traiter la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, des pathologies cardiaques et des blessures à la moelle épinière.

Cette percée a été menée par Shoukhrat Mitalipov, de l'Université de la et des sciences d'Oregon (Oregon Health and Science University, nord-est). Les chercheurs ont eu recours à la technique classique de clonage consistant à utiliser le noyau de la cellule de la peau contenant l'ADN de la personne pour le transférer dans la cellule d'un ovule dont on a retiré le matériau génétique. Le noyau d'une cellule adulte est ainsi fusionné avec un ovule qui développe et produit des cellules souches embryonnaires.

Elles peuvent devenir des cellules nerveuses, du foie ou du cœur

«Les cellules souches obtenues par cette technique ont démontré leur capacité à se différencier comme des cellules souches embryonnaires normales en différents types de cellules, nerveuses, hépatiques et cardiaques», explique le Dr Mitalipov dont la recherche paraît dans la version en ligne de la revue américaine Cell.

«De plus, comme ces cellules souches reprogrammées peuvent être obtenues à partir de matériau génétique du noyau d'un malade, il n'y a aucun problème de rejet des cellules implantées», souligne-t-il.

Tout en relevant «qu'il reste encore beaucoup de chemin à faire avant de développer des traitements à base de cellules souches embryonnaires sûrs et efficaces», le Dr Mitalipov estime «que cette avancée représente un pas important dans la création de cellules souches pouvant être utilisées en médecine régénérative».

Cette méthode n'utilise pas d'embryons

Un autre avantage présenté par cette recherche est qu'elle n'utilise pas d'embryons fertilisés pour obtenir des cellules souches. Cette approche soulève d'importantes questions éthiques puisque l'embryon est détruit dans le processus.
ILLUSTRATION. Des chercheurs américains ont réussi à créer des cellules souches embryonnaires — capables de se transformer ensuite en n'importe quelles cellules de l'organisme — en clonant des cellules de peau humaine.
LeParisien.fr

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Maladie de parkinson : quand finit la lune de miel…

A. MARTENS DE NOORDHOUT, Service universitaire de neurologie, Hôpital de la Citadelle, Liège La «lune de miel» entre le patient parkinsonien et son traitement à visée dopaminergique s’installe dès le début de celui-ci, s’il est bien toléré, et pour une durée de cinq à dix ans. Cet article s’intéresse aux problèmes et aux solutions que l’on peut appliquer lorsque la lune de miel se termine, c’est-à-dire au début des fluctuations (surtout motrices et dans une moindre mesure non motrices) de réponse au traitement. La théorie de la neurotoxicité de la lévodopa est rappelée. Le traitement doit être taillé sur mesure en fonction de l’âge du patient, les symptômes qui prédominent, les pathologies connexes, l’insertion professionnelle et sociale, et le support apporté par l’entourage. L’auteur envisage, sur base de son expérience, de nombreux cas de figure et propose des solutions spécifiques. Préambule En guise de préambule, cet essai n’est pas une revue exhaustive des recommandati...

Reconnaissance de la maladie de Parkinson comme maladie professionnelle

Comme cela avait été annoncé lors du salon de l'agriculture, les tableaux des maladies professionnelles en agriculture ont été révisés par un décret publié dimanche 6 mai au Journal Officiel. Un nouveau tableau (n°58), annexé au livre VII du code rural et de la pêche maritime, fait ainsi son apparition et reconnaît «  la maladie de Parkinson provoquée par les pesticides  » comme maladie professionnelle. Le décret désigne par le terme de pesticides l’ensemble des « produits à usages agricoles et produits destinés à l'entretien des espaces verts (produits phytosanitaires ou produits phytopharmaceutiques) » ainsi que les biocides et les antiparasitaires vétérinaires. Dans la liste indicative des travaux susceptibles de provoquer la maladie de Parkinson figurent la manipulation des pesticides par contact ou par inhalation, le contact avec les cultures, les surfaces et les animaux traités par ces produits ou encore l'entretien des machines servant à diffuser ces produits. D...