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Stimulation intracérébrale : quelle est la meilleure cible ?

L’histoire thérapeutique de la maladie de Parkinson a subi de nombreux rebondissements. Dès 1942, la chirurgie a prouvé son intérêt en proposant de léser des structures afin d’agir sur le tremblement. La démonstration de l’efficacité de la dopathérapie en 1963 a rendu cette approche moins pertinente. Toutefois, l’émergence de complications de la dopathérapie  a stimulé la recherche. En 1987, A. Benabid a révolutionné le traitement en démontrant la spectaculaire efficacité de la stimulation haute fréquence sur le tremblement, puis en 1993 sur tous les signes moteurs parkinsoniens en choisissant une autre cible. Depuis, plus de 60 000 patients parkinsoniens ont été stimulés et ce type d’intervention est devenu presque routinier. JP. Azulay (Marseille) a fait une revue de la littérature sur le sujet en précisant les nouvelles indications et les arguments en faveur des 2 cibles utilisées dans le monde : le noyau sous thalamique (NST) et le globus pallidum (GPI).
JP. Azulay a discuté les résultats de l’étude EARLYstim publiée dans le New England Journal of Medicine. Cette étude franco-allemande portant sur 250 patients a montré la supériorité de la chirurgie sur le traitement médical bien conduit chez les parkinsoniens de moins de 60 ans avec une durée de maladie plus courte que dans les études pivot. Les patients opérés avaient une meilleure qualité de vie et un meilleur score moteur en état off sans aggravation cognitive, ni augmentation du risque suicidaire. On peut donc proposer la neurostimulation assez rapidement chez les patients DOPA sensibles. Le bénéfice à long terme du traitement chirurgical à ce stade de la maladie devra être précisé au cours du suivi au long cours.
JP. Azulay a ensuite fait la synthèse des résultats des 3 principales études comparant l’effet de la stimulation du GPI au NST. Le match s’est avéré plus serré que prévu. Au terme de son analyse, il considère que chez les patients NST, les réductions du traitement dopaminergique et des signes moteurs sont plus importantes. Par contre, avec cette cible, la chirurgie pourrait aggraver les troubles posturaux et axiaux.


Dr Christian Geny

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