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A quoi sert (entre autres) le sommeil?

Le cerveau n’est pas inactif la nuit. Bien au contraire, une récente étude vient de prouver que durant la période de sommeil, et grâce à un mécanisme récemment découvert, le cerveau se nettoyait de tous les déchets accumulés pendant le jour.
Dormir permet au cerveau de se nettoyer des déchets accumulés pendant la période de veille. Photo : RelaxingMusic/Flickr / cc
Quand nous dormons, certaines de nos cellules cérébrales sont éliminées de notre cerveau. Pour cela, elles réduisent leur taille de 60%, tel que l’ont observé les chercheurs. Ce processus n’est pas anodin et selon ces mêmes scientifiques, cette découverte permettrait d’élargir le champ de recherches de traitements contre des maladies neurologiques telles qu’Alzheimer.

Grand lavage du cerveau pendant le sommeil

C’est grâce à une nouvelle technique d’imagerie utilisée sur des souris que les scientifiques auteurs de l’étude ont pu observer ce processus de nettoyage. Le cerveau des souris est en effet similaire à celui des humains.
Ce système est en fait intégré au système sanguin du cerveau. Le mécanisme de nettoyage procède en pompant le fluide cérébro-spinal à travers les tissus. Il conserve les cellules à éliminer, pour les expulser ensuite tandis qu’il renvoie le fluide nettoyé.
Les déchets du cerveau sont ensuite envoyés vers le foie. C’est depuis cet organe qu’ils sont expulsés.
L’importance de ce processus est donc fondamentale pour le bon fonctionnement du cerveau. En effet, ces chercheurs soulignent que la plupart des maladies neuro-dégénératives sont liées à un mauvais nettoyage du cerveau.

La clé pour guérir Alzheimer ?

En effet, récemment, des chercheurs de l’Université de Rochester, aux Etats-Unis, mettaient alors en lumière la découverte du système « glymphatique », le processus qui permet de laver le cerveau.
Un scientifique de cette équipe, Maiken Nedergaard, a publié un article dans le magazine Science, dans lequel il explique que cette découverte initiale pourrait être à l’origine de nouvelles recherches sur des maladies neuro-dégénératives telles que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson.
Selon ce scientifique, un ralentissement du système glymphatique, provoqué par l’âge, pourrait être à l’origine de ce type de maladies.
La maladie d’Alzheimer, comme la maladie de Parkinson, sont le résultat de l’accumulation anormale de protéines, dans les neurones, ou à la surface de celles-ci. Des bêta-amyloïdes et des protéines Tau dans le cas de la maladie d’Alzheimer, de l’alpha-synucléine pour la maladie de Parkinson.
Pour Maiken Nedergaard, et bien que cette piste reste à creuser, l’amélioration de ce système d’élimination des déchets pourrait bien être la clé pour guérir ces maladies.
> Lu sur Ouest France

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