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Syndromes Parkinsoniens

Différences entre syndromes Parkinsoniens et Maladie de Parkinson 

 

A. Syndromes parkinsoniens iatrogènes

  • Principalement induits par les neuroleptiques ou neuroleptiques « cachés » (antinauséeux comme métoclopramide et métopimazine, sédatifs comme alimémazine), qu'il faudra méticuleusement rechercher à l'interrogatoire.
  • Des inhibiteurs calciques de type flunarizine (traitement de fond de la migraine) et des antidépresseurs sont plus rarement responsables d'un syndrome parkinsonien.

1. Caractéristiques cliniques

  • Syndrome parkinsonien plutôt symétrique (caractéristique inconstante).
  • Plus fréquemment un tremblement postural ou d'action qu'un authentique tremblement de repos.
  • Absence de réponse au traitement dopaminergique.

2. Traitement

  • Si possible, arrêt du neuroleptique.
  • Si impossible, substitution par la clozapine :
    • neuroleptique atypique avec peu ou pas d'effets secondaires extrapyramidaux ;
    • nécessité d'une surveillance étroite de la numération en raison du risque d'agranulocytose.

B. Syndromes parkinsoniens atypiques

  • Contrairement à la maladie de Parkinson, les signes moteurs des syndromes parkinsoniens atypiques répondent peu ou pas au traitement dopaminergique.
  • La progression des signes est plus rapide et la durée de survie est diminuée par rapport à la maladie de Parkinson.
  • Le syndrome parkinsonien s'associe à d'autres symptômes (cf. supra, liste des drapeaux rouges).

1. Atrophie multisystématisée

  • Syndrome parkinsonien asymétrique.
  • Syndrome cérébelleux.
  • Dysautonomie (incontinence urinaire, hypotension orthostatique sévère).
  • Irritation pyramidale.
La combinaison des différents troubles est variable d'un patient à l'autre. Il existe des formes avec prédominance du syndrome parkinsonien (AMS-P) ou du syndrome cérébelleux (AMS-C).

2. Paralysie supranucléaire progressive

  • Syndrome parkinsonien axial et symétrique.
  • Paralysie des mouvements oculaires de la verticalité.
  • Troubles de l'équilibre postural avec chutes précoces.
  • Troubles cognitifs précoces (apathie, syndrome dysexécutif, démence).

3. Dégénérescence cortico-basale

  • Syndrome parkinsonien asymétrique.
  • Myoclonies, dystonie distale des extrémités.
  • Signes corticaux (apraxie, aphasie, troubles sensitifs).
  • « Main capricieuse » ou « étrangère ».

4. Démence à corps de Lewy

  • Syndrome parkinsonien asymétrique.
  • Troubles cognitifs et démence précoces avec hallucinations spontanées et fluctuations de la vigilance.
  • Hypersensibilité aux neuroleptiques.

C. Syndromes parkinsoniens vasculaires

  • Conséquence de lésions vasculaires multiples touchant les noyaux gris centraux.
  • L'imagerie cérébrale permet de confirmer le diagnostic.
  • Caractéristiques cliniques :
    • syndrome parkinsonien plutôt symétrique, peu sensible au traitement dopaminergique ;
    • prédominance des troubles aux membres inférieurs (lower body parkinsonism) : marche avec freezing précoce ;
    • syndrome pseudobulbaire.

D. Autres syndromes parkinsoniens

Les intoxications à l'oxyde de carbone et au manganèse (exposition directe, accumulation intracérébrale chez un patient avec shunt porto-systémique, abus de drogues comme l'éphédrone) peuvent induire un syndrome parkinsonien. Les examens complémentaires permettent de confirmer le diagnostic (anomalies caractéristiques à l'imagerie)

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