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Mortalité et Maladie de Parkinson

La date du début de l’affection, la réponse aux traitements, les maladies opportunistes, l’âge du patient donneront une idée de la mortalité de l’adhérent.
La mortalité s'est considérablement modifiée depuis la dopathérapie.
Cependant des études américaines montrent que le risque décès est nettement accru chez les parkinsoniens (X 2 environ). 
Il dépend notamment de l’âge, de l'état neurologique et des posologies insuffisantes de lévodopa.

La pneumonie reste la cause la plus fréquente de décès chez le parkinsonien, précédant les accidents cardio-vasculaires et cérébraux.
Les cancers semblent être un risque très faible de décès dans cette affection.

> Handicap fonctionnel et dépendance

Pour mémoire : 15 % des parkinsoniens ne répondent pas aux traitements classiques. 
85 % des patients répondent selon le profil suivant :

1/3 connaît une amélioration durable et stable pendant des années.
Parfois cet état dure plus de 30 ans.

1/3 connaît une phase qualifiée de " lune de miel " où le patient se porte beaucoup mieux suivant la mise en cours du traitement.
Après 5 ans environ, le patient entre dans des difficultés progressives.

1/3 connaît un léger mieux puis les problèmes reviennent très vite avec les symptômes bien connus et l'évolution devient grave.
En matière d'invalidité, le traitement est un élément majeur du pronostic.
Il a été proposé des scores pour juger de la gravité de la maladie :

Score global de HOEHN et YAHR

Stade I : atteinte unilatérale sans déficit fonctionnel ;
Stade II : atteinte bilatérale sans troubles de l'équilibre ;

Stade III : premiers signes de modifications de la posture : instabilité dans le 1/2 tour ou à la poussée les yeux fermés. Il y a une certaine restriction de l'activité.
Le travail reste le plus souvent possible. Les patients ont une vie indépendante et le handicap est léger à modéré.

Stade IV : maladie pleinement développée et handicapante. La marche est possible sans tierce personne.

Stade V : confiné au lit ou en fauteuil roulant.

Scores sophistiqués : Score de MARKHAM et DIAMOND (UCLASCALE)

Chaque symptôme a un score particulier dont la sommation donne le résultat :

Facteurs :- Absent : 0
- Présent :1
- Marqué : 2
Signes :- Rigidité : x 7
- Tremblement : x 5
- Akinésie : x 9
- Démence : x 8
- Troubles de la posture : x 3
- Dépression : x 5
- Séborrhée : x 2
- Sialorrhée : x 2
- Blepharospasme : x 1
- Masque facial : x 1
- Troubles de la marche : x 10
- Troubles de la parole : x 10
- Se lever de la chaise : x 5
- Écriture : x 5
Activités :- S'habiller : x 5
- Manger : x 7
- Sortir du lit : x 6
- Se retourner dans le lit : x 4
- Monter les escaliers : x 3
- Utiliser les toilettes : x 6
- Se baigner : x 6
Correspondances

UCLAHOEHN et YAHR
20 à 40Stade I
41 à 70Stade II
71 à 130Stade III
131 à 200Stade IV
201 à 220Stade V

> Constitution du dossier de sélection

Eléments médicaux requis pour l’entrée en assurance. Examen neurologique minutieux et détaillé.
Résultats des examens complémentaires si existants. Le traitement passé et en cours.

> Les principaux facteurs favorables

L'âge de début précoce en soit est un facteur de bon pronostic et serait corrélé, à condition que le traitement soit précoce,
à une meilleure réponse au traitement et à une plus longue durée de l'efficacité du traitement.

La réponse au traitement : la bonne réponse au traitement sans détérioration de l'état clinique pendant au moins 3 ans
et sans apparition d'effets secondaires invalidants apparaît comme un élément favorable.

La sémiologie clinique initiale : les formes unilatérales, les formes tremblantes sans ou avec peu d'akinésie sont de bon pronostic.

L'absence d'évolutivité ou l'évolution lente en particulier lorsque les signes de troubles de l'équilibre de l'axe du corps sont absents restent de bons présages.

> Les principaux facteurs défavorables

L'âge au début de l'affection : il ne s'agit pas d'un critère absolument péjoratif mais globalement plus l'entrée dans la maladie est tardive moins bon est le pronostic.

La non réponse au traitement par la DOPA ou une réponse faible est un critère péjoratif.
En fait, une réponse complète doit faire envisager une affection encore plus grave.

La survenue précoce de complications de la thérapeutique : dyskinésies, effet " ON/OFF " est défavorable.

L'existence d'épisodes confuso-hallucinatoires au début de la maladie est très péjorative.

La sémiologie clinique initiale et la rapidité de l'évolution depuis le début de la maladie est significative :
un sujet qui aurait atteint le stade III ou IV en un an ne peut être assuré.

Les chutes fréquentes et le mauvais équilibre de l'axe corporel : 36 % des sujets chuteurs ont une forme grave.

L'amaigrissement important au début de la maladie serait également de mauvais pronostic.

L'existence de signe de Babinski au début de la maladie.
La dépression nerveuse associée : il s'agit d'un critère controversé par les neurologues mais retenu par les assureurs.
Il semble en effet que l'existence de manifestations dépressives est plus fréquente chez les sujets qui présentent une dépression mentale.

Il s'agit d'un critère supplémentaire d'invalidité lorsque la personne est déprimée chronique.

La détérioration mentale commune des parkinsoniens qui est faite avant tout des troubles de la mémoire, de ralentissement de l'activité, des troubles de l'attention.

Cette détérioration est généralement légère ou moyenne mais peu évolutive. Elle aggrave bien entendu de façon considérable le pronostic fonctionnel.

Les facteurs de risques de cette détérioration sont :

- l'âge avancé
- l'installation rapide de l'akinésie
- la présence de troubles de l'équilibre
- la mauvaise réponse au traitement
- l'existence d'épisodes confusionnels
- la démence évolutive avec syndrome aphaso-apracto-agnosique due à une association d'une Maladie d'Alzheimer.
L'existence d'une atrophie cérébrale au scanner montre un déclin intellectuel.

> Étude de la tarification médicale pour la garantie DÉCÈS

Cette maladie est détectée de plus en plus tôt, nous pouvons donc être en sa présence lors d’un contrat d’assurance classique

La durée du contrat sera déterminante pour l’acceptation et sa tarification.

Attention : la Maladie de Parkinson peut occasionner différents symptômes rhumatologiques :
58 % ont des dorsalgies en majorité chroniques (95 %) et permanentes (53 %).
Chez 36 % des parkinsoniens, les chutes sont fréquentes, il faut en tenir compte pour la garantie décès accidentel.

> Refus d’assurance

La perte complète d'autonomie et un début de démence entraînent automatiquement un refus d'assurance.

forme juvénile de la maladie ;

paralysie supranucléaire progressive (PSP) ;

atrophies multisystématisées ;

dégénérescence cortico-basale (DCB) ;

démence à corps de Lewy diffus ;

syndromes parkinsoniens suite à des affections neurologiques dégénératives :

syndrome de Shy-Drager, Maladie de Wilson, tumeurs, suites de pathologies vasculaires, cérébrales ou de gros traumatismes.
> Groupe à faible risque

Ce sont les formes mineures de la Maladie de Parkinson, le syndrome parkinsonien iatrogène ou secondaire. La progression de la maladie semble plus lente chez les patients présentant un tremblement comme premier symptôme.

Pour appartenir à ce groupe, il faut répondre aux critères suivants :

pas de dopathérapie ;

pas de traitement dopaminergique au long court permanent ;

aucun antécédent de chirurgie neuronale ;

stade 1 ou 2 au score de HOEHN et YAHR ;

pas plus de 70 points à l'UCLA SCALE ;

tremblement localisé ;

pas de rigidité ;

aucune progression significative de la maladie au cours des 3 dernières années ;

ECG de repos normal ;

pas de dépression.

> Groupe à risque modéré

La réponse au traitement est un élément majeur du pronostic. La thérapie actuelle permet de gagner environ 5 années entre le passage du stade I au stade III.

Pour appartenir à ce groupe, il faut répondre aux critères suivants :

une bonne réponse au traitement ou à la chirurgie

stade III du score de HOEHN et YAHR : l'incapacité commence souvent à ce stade

pas plus de 130 points à l'UCLA SCALE

état consolidé au cours des 3 dernières années

rigidité minime

dépression limitée

aucun signe de démence

personne suffisamment autonome

> Groupe à risque important

Il existe une corrélation étroite et proportionnelle entre le décès et la gravité d'une part et la rapidité d'apparition des signes cliniques, d'autre part.
L'état de dépendance et des signes de démence sont les facteurs d'inaccessibilité à l'assurance.

L’appartenance à ce groupe dépendra du médecin conseil qui évaluera :les facteurs de risques défavorables ;

le handicap fonctionnel du proposant ;

les différents symptômes observés ;

la présence d'affections liées à la Maladie de Parkinson.

> Garanties Incapacité et Invalidité

Compte tenu des symptômes essentiels de cette maladie, ces garanties occasionnent un REFUS immédiat.

> Garantie Dépendance 

La dépendance repose sur l’état psychique et somatique.
La médecine d’assurance n’y est pas encore très bien familiarisée car ce stade difficile apparaît normalement à des âges où traditionnellement elle n’intervenait pas.

La couverture est directement liée au handicap de la maladie et secondaire à une accumulation de troubles.

La définition de la dépendance est en général l’état de celui qui se trouve dans l’incapacité définitive d’accomplir seul, sans l’assistance d’une tierce personne, l’ensemble des actes de la vie courante : se lever, se déplacer, se laver, se vêtir, s’alimenter.

La Maladie de Parkinson est dominée par le handicap physique précoce.

Il est évident, que tout questionnaire comportant la notion de cette affection ou d’une pathologie dont le diagnostic est incertain par des symptômes voisins déclarés ou douteux entraîne le REFUS de cette garantie.

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