Âgée d'à peine 47 ans, Nadia Tagliabratici souffre de la maladie de Parkinson depuis 5 ans. Avec l'évolution de la maladie, elle a dû faire plusieurs deuils, dont celui de sa carrière d'enseignante.
«Quand j'annonce à certaines personnes que j'ai le Parkinson, elles me disent toutes, souvent: "Oh! ça ne paraît pas!" C'est sûr, ça ne paraît pas, mais en dedans de moi, ça paraît.»
Nadia a reçu le diagnostic de Parkinson à l'âge de 42 ans. Une partie de son monde s'est alors écroulé. «Les gens pensent que le Parkinson, c'est des tremblements. Donc, si je ne tremble pas, je n'ai pas le Parkinson. Mais il y a tellement autre chose comme symptômes. Il y a des raideurs. Je n'ai plus d'olfaction, donc je ne sens plus rien. Je cherche mes mots.»
Elle a dû laisser son travail d'enseignante et composer avec la vie de famille et ses deux enfants, qui sont maintenant de jeunes adultes. «La maladie, en principe, évolue plus lentement chez les jeunes, explique Anne-Louise Lafontaine, chef du Département de neurologie au CUSM. Ils ont moins tendance à développer une démence. Par contre, ils peuvent développer des symptômes secondaires aux médicaments peut-être de façon plus précoce, comme la dyskinésie et les fluctuations motrices», poursuit la Dre Lafontaine.
«Vous auriez dû me voir, hier, quand je cuisinais dans ma cuisine, a relaté Nadia Tagliabratici. Je suis très habile de ma main droite», mais sa main gauche, a-t-elle expliqué, était plutôt incontrôlable.
UN CAS SUR CINQ TOUCHE LES MOINS DE 50 ANS
Les gens de moins de 50 ans atteints de Parkinson représentent 20 % des personnes touchées par la maladie. Entre 5 et 10 % de ces personnes ont moins de 40 ans, et elles hésitent avant d'en parler.
«Elles vont peut-être moins le partager aussi avec leur milieu de travail, avec leur voisinage, a précisé Nicole Charpentier, de Parkinson Québec. Même, certains prennent plusieurs années, des fois, à le dévoiler à leurs proches.»
Nadia reste positive. Elle est sur le point de se lancer en affaires. Elle compte profiter de la vie, malgré la maladie.
«Je sais que ça va se détériorer, mais je vais en profiter, au maximum d'ici là. Il faut vivre à 100 %. Parce que plus tard, on sait jamais ce qu'il peut arriver.»
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