Par le Dr Harold Mouras (EA 7273 - Centre de Recherche en Psychologie, Université de Picardie Jules-Verne - Amiens)
Publié le 28 juillet 2015
Publié le 28 juillet 2015
Les patients atteints de maladie de Parkinson ressentent souvent des symptômes de rigidification du pas sous des contraintes de temps, d’espace ou bien d’obscurité. Or, ces situations sont toutes susceptibles de provoquer un état d’anxiété chez les sujets.
Or, comme le notent les auteurs de cette étude, aucune recherche n’a jusqu’alors cherché à établir un lien entre anxiété et rigidification du pas dans la maladie de Parkinson. C’est à cette question que les auteurs de cette recherche ont souhaité apporter des éléments de réponse.
Or, comme le notent les auteurs de cette étude, aucune recherche n’a jusqu’alors cherché à établir un lien entre anxiété et rigidification du pas dans la maladie de Parkinson. C’est à cette question que les auteurs de cette recherche ont souhaité apporter des éléments de réponse.
Ainsi, dans cette étude, les auteurs ont utilisé des techniques modernes, impliquant notamment de la réalité virtuelle consistant à équiper les patients de casques munis d’écrans pour les plonger dans des environnements visuels contrôlés par les chercheurs. Ici, les chercheurs ont utilisé cette technique pour induire sur le plan expérimental de l’anxiété chez les patients.
Deux groupes de patients atteints de maladie de Parkinson (l’un avec des symptômes de rigidification du pas ; l’autre sans) ont effectué des pas dans deux environnements virtuels différents : (i) un environnement à faible charge anxieuse, consistant à marcher sur une planche posée sur le sol ; (ii) un environnement à haute charge anxieuse, consistant à marcher sur une planche au dessus d’un précipice.
Des dispositifs sophistiqués ont permis d’enregistrer les mouvements des patients en trois dimensions et en temps réel alors que le niveau d’anxiété ressenti était recueilli à chaque essai. Il est à noter que les patients présentant des symptômes de rigidification du pas ont réalisé l’expérience en état OFF et ON.
Les résultats de cette étude furent relativement clairs. Les patients atteints de symptômes de rigidification du pas ont présenté de plus hauts niveaux d’anxiété que l’autre groupe de patients et l’ensemble des patients ont présenté une anxiété plus forte devant la planche située en haut du précipice.
Les patients ayant des symptômes ont eu plus d’épisodes de rigidification du pas et ont passé un temps plus long à chaque essai rigidifié. Cette tendance était encore plus forte lorsqu'on faisait la comparaison concernant les patients symptomatiques en condition OFF et les patients asymptomatiques.
Deux groupes de patients atteints de maladie de Parkinson (l’un avec des symptômes de rigidification du pas ; l’autre sans) ont effectué des pas dans deux environnements virtuels différents : (i) un environnement à faible charge anxieuse, consistant à marcher sur une planche posée sur le sol ; (ii) un environnement à haute charge anxieuse, consistant à marcher sur une planche au dessus d’un précipice.
Des dispositifs sophistiqués ont permis d’enregistrer les mouvements des patients en trois dimensions et en temps réel alors que le niveau d’anxiété ressenti était recueilli à chaque essai. Il est à noter que les patients présentant des symptômes de rigidification du pas ont réalisé l’expérience en état OFF et ON.
Les résultats de cette étude furent relativement clairs. Les patients atteints de symptômes de rigidification du pas ont présenté de plus hauts niveaux d’anxiété que l’autre groupe de patients et l’ensemble des patients ont présenté une anxiété plus forte devant la planche située en haut du précipice.
Les patients ayant des symptômes ont eu plus d’épisodes de rigidification du pas et ont passé un temps plus long à chaque essai rigidifié. Cette tendance était encore plus forte lorsqu'on faisait la comparaison concernant les patients symptomatiques en condition OFF et les patients asymptomatiques.
En conclusion, cette étude est la première de la littérature à démontrer l’importance de l’anxiété dans la rigidification impliquée dans la maladie de Parkinson et souligne l’importance de l’implication du système limbique dans ces symptômes.
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