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Maladie de Parkinson : "je suis punie dans le mouvement"

Anne Arthus-Bertrand est atteinte de la maladie de Parkinson depuis le début des années 2000. A l'occasion de la journée mondiale dédiée à cette maladie, elle témoigne sur Europe 1.

INTERVIEW -
Avec la maladie de Parkinson, "je suis punie dans le mouvement et c’est ça qui est difficile". Depuis seize ans, Anne Arthus-Bertrand, psychothérapeute et épouse de Yann Arthus-Bertrand est atteinte de la maladie de Parkinson. Lorsque le diagnostic est posé, en 2000, elle a alors 50 ans. "Je recroquevillais la main gauche, elle se tournait vers l’ intérieur. Quand on me l’a annoncé, je ne savais pas quoi faire. Pour moi, Parkinson était une maladie qui touchait des gens âgés", confie-t-elle sur Europe 1 à l'occasion de la journée mondiale dédiée à cette maladie. 
"Notre élan est coupé". Depuis, sa vie est un chemin de croix : "J’avais déjà eu un accident de voiture très grave. Le Parkinson sur un corps déjà abîmé, cela augmente les symptômes. J’ai été avec une genre de sciatique de la nuque qui m’a fait souffrir." Anne Arthus-Bertand alterne les moments d'épuisement et ceux où elle se met à bouger. "On appelle ça la danse de Saint-Guy. Je relie ça à l’émotivité et à anxiété". Puis "tout à coup, on n'a plus de forces. Notre élan est coupé, on ne peut plus avancer. Parfois, j'ai du mal à monter mon escalier et à durant certaines périodes, personne n'imagine que je suis malade".
La volonté pour avancer. La maladie limite sa liberté d'action. "Le plus dur est de ne plus pouvoir m’occuper seule de mes petits-enfants", témoigne la psychothérapeute de profession. Un jour alors qu'elle se promène avec eux, elle se trouve incapable d'avancer. "J’ai appelé quelqu’un, il est venu m’aider. Mais c'était terrible. Par chance, j'ai cette envie de vivre qui me reste. Grâce à cette volonté je suis toujours sur pied pour le moment." Depuis quelques années, l'épouse de Yann Arthus-Bertrand porte une pompe qui lui administre un traitement sous la peau de manière continue. "Cela a changé ma vie", affirme-t-elle.
Lever un tabou. “J'en parle car je me suis rendue compte que cette maladie fait qu’on se renferme sur nous même. C’est important de ce dire les choses. Il ne faut pas être toute seule", assure-t-elle. "J’espère avoir brisé un tabou. C’est important de dire à ses enfants, en ce moment ça baisse, je ne peux plus me mouvoir, mais j’ai envie de participer".

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