Troubles de l’activité du système nerveux autonome chez des patients parkinsoniens atteints de dépression
Par le Dr Harold Mouras (EA 7273 - Centre de Recherche en Psychologie, Université de Picardie Jules-Verne - Amiens) [Déclaration de liens d'intérêts]
Article commenté :
Autonomic Nervous System Dysfunctions in Patients With Parkinson Disease Having Depression
Park HE, Kim JS, Oh YS et al.
J Geriatr Psychiatry Neurol. 2016 ; 29(1):11-7.
Article commenté :
Autonomic Nervous System Dysfunctions in Patients With Parkinson Disease Having Depression
Park HE, Kim JS, Oh YS et al.
J Geriatr Psychiatry Neurol. 2016 ; 29(1):11-7.
Comme parfois évoqué sur ce site, la dépression et les troubles du fonctionnement du système nerveux autonome, notamment sur le plan cardiovasculaire (hypotension orthostatique, hypertension, absence de chute de pression artérielle nocturne), surviennent souvent au cours du développement de la maladie de Parkinson.
Cependant, peu d’études ont examiné le lien entre dépression et ces troubles de l’activité du système nerveux autonome.
Cependant, peu d’études ont examiné le lien entre dépression et ces troubles de l’activité du système nerveux autonome.
Dans cette recherche, les auteurs ont souhaité explorer une éventuelle association entre ces deux types de troubles. Pour cela, un échantillon de 129 patients atteints de maladie de Parkinson (dont 44 patients présentant une dépression) ont été examinés sur le plan de leur activité cardiaque et de leur dépression.
Les associations entre l’hypotension orthostatique, l’hypertension en position allongée, l’hypertension nocturne, l’absence de diminution nocturne de la tension, et la dépression ont été explorées.
Les associations entre l’hypotension orthostatique, l’hypertension en position allongée, l’hypertension nocturne, l’absence de diminution nocturne de la tension, et la dépression ont été explorées.
Les résultats de cette étude ont montré une association entre la dépression et l’hypotension orthostatique, et les patients ayant une dépression présentaient une plus grande variation de la pression systolique pendant l’orthose et un trouble cardio-vagal atténué.
En conclusion de cette recherche, les auteurs soulignent l’idée d’une association précoce au cours du développement de la maladie de Parkinson entre les troubles neurocirculatoires et la dépression. Même si cette association n’a pas d’indication causale, cette étude suggère donc que la dépression survenant au cours de la maladie de Parkinson pourrait être associé à des troubles du fonctionnement du système nerveux autonome.
Date de publication : 30 Mars 2016
Date de publication : 30 Mars 2016
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