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Parkinson : le tango comme outil de thérapie à Châteauneuf-les-Martigues

L'atelier de danse d'Eric permet aux participants d'améliorer leur motricité, leur mobilité et leur concentration.
La Maison pour tous (MPT) de La Mède a plus d'une corde à son arc. En marge de ses activités traditionnelles, elle programme des cours à l'attention de certains publics. La danse thérapie, proposée en partenariat avec France Parkinson, en fait partie. "Elle s'adresse aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson. C'est une activité physique qui leur permet d'améliorer leur motricité, leur mobilité et leur concentration. Car il n'y a pas que les médicaments qui peuvent améliorer leur vie !" indique Éric Laurençont, le professeur.
Une vingtaine de personnes de tous âges fréquentent l'atelier animé par Éric une fois par semaine. Et le choix du Tango argentin comme base de travail n'est pas anodin. "La moyenne d'âge des pratiquants fait qu'ils sont généralement habitués à entendre ces rythmes. Ça leur rappelle des souvenirs et ils sont plus enclins à faire les exercices. Le corps a une mémoire, il suffit de la solliciter".
Au début de la séance, place à l'échauffement où chaque mouvement est décomposé puis répété, pour réduire la raideur du corps. Viennent ensuite les séries de mouvements qui s'enchaînent lentement pour faciliter la coordination, l'équilibre et le travail de mémorisation, puis elles s'accélèrent. "Pendant chaque série de pas, ils apprennent à utiliser les points de repère et à s'approprier l'espace dans lequel ils évoluent". Des temps de marche sont également proposés aux participants pour récupérer entre chaque exercice. Après la répétition "solo" vient celle réalisée à deux en musique.
À force de persévérance et de concentration, chacun parvient à repérer à quel moment il se trompe et finit par rectifier "le tir". Éric, quant à lui, est toujours là pour encourager les danseurs mais aussi les guider dans la réalisation de leurs mouvements. Tous apprécient sa patience et son écoute durant les cours. Les accompagnants aussi se prennent au jeu et deviennent des partenaires de danse. Et ils l'avouent volontiers : réaliser ces exercices, ça n'est pas toujours facile ! "Les participants sont de vrais compétiteurs. Ils ont besoin de challenges" souligne le professeur

Une prise en charge "sur mesure"

Mais l'atelier apporte bien plus aux participants que de la mobilité. Il leur permet, d'une part, d'occulter la maladie le temps d'une séance mais aussi d'avoir plus confiance en eux et ne plus avoir peur du regard des autres et de leur compassion. "Certains sont là depuis des années. Du coup, ils prennent plaisir à se retrouver, à prendre des nouvelles des uns des autres.
C'est un peu comme une seconde famille" indique Éric. Éric propose également des cours particuliers aux adhérents. "J'ai fait énormément recherches sur la maladie avant de me lancer. On ne peut pas guérir de la maladie d'Alzheimer mais il est possible d'améliorer le quotidien des malades. Comme il existe différents symptômes et différentes réactions aux médicaments, il est nécessaire de savoir s'adapter aux besoins de chacun". Fort de ce constat, Éric a décidé de proposer un travail individualisé en fonction de la pathologie du malade, notamment en matière de renforcement musculaire. Un coaching particulier payant selon ses utilisateurs !
* Pour plus d'information sur cette activité, contactez la MPT La Mède au 04 42 07 14 53

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